ORCHAMP : un laboratoire à ciel ouvert à Evisa
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Lancé en 2016 et porté par le laboratoire d’écologie alpine de l’université de Grenoble (LECA) au niveau national, l'observatoire ORCHAMP fédère
une large communauté d’acteurs autour d’un objectif commun : comprendre les dynamiques couplées entre le climat, l’utilisation des terres et la biodiversité des écosystèmes de montagne dans le temps et dans l’espace.
L’observatoire ORCHAMP s’impose comme un outil permettant d’effectuer des suivis de biodiversité sur le terrain à différentes échelles imbriquées. Il fonctionne grâce à un réseau de gradients altitudinaux comprenant chacun au minimum quatre placettes, offrant ainsi une vision multi-échelles, du massif au bassin versant jusqu'à la placette. Une trentaine de sites ont ainsi été sélectionnés, répartis sur l’ensemble du massif alpin français et pyrénéen, illustrant les différences climatiques et pédologiques régionales ainsi qu’un panel d’activités anthropiques.
Sur ces placettes, différents protocoles obligatoires sont réalisés : ADN environnemental, température et humidité du sol, suivi de la flore, suivi dendrométrique, échantillonnage de sol superficiel et suivi de la faune à l’aide de pièges photographiques et acoustiques. A cela peuvent s’ajouter des protocoles optionnels tels que la mise en place de stations météo, l’utilisation du LiDAR ou de capteurs acoustiques spécifiques…
Véritable zone d’expérimentation, ORCHAMP permet aussi de développer et tester des approches expérimentales et innovantes pour suivre la biodiversité, notamment avec des suivis de pollinisateurs par ADN ou bien avec l’analyse des mesures acoustiques et des pièges photos. L’observatoire s’inscrit donc dans une démarche de recherche et de développement active.
En Corse, le programme ORCHAMP se déploie depuis le printemps 2025. Le Conservatoire botanique national de Corse en qualité de référent local du protocole, collabore avec les agents de la Réserve naturelle du massif du Monte Ritondu (service de l’OEC), les agents du PNRC ainsi que ceux de l’ONF.
En 2025, trois gradients ont été installés en Corse, soit un total de 15 placettes. Le premier se situe dans la vallée du Timozzu sur la commune de Corte, en partie dans la réserve naturelle du « Ritondu ». Le second dans le bassin versant de l’Ese et le troisième au sud du San Petrone en Castagniccia. En plus de l’installation, l’ensemble des protocoles a été réalisé sur deux gradients, Timozzu et Ese.
Cette année, c’est le San Petrone qui sera suivi en parallèle de l’installation du quatrième gradient pour la Corse. Celui-ci se met en place au cœur de la Réserve de biosphère Falasorma – Dui Sevi, entre la forêt d’Aitone et Capu à a Cuccula, sur la commune d’Evisa.