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Depuis 1971, le programme sur l'Homme et la Biosphère "MAB" (Man and the Biosphere) de l'UNESCO œuvre de manière responsable à l’édification de sociétés prospères en harmonie avec la biosphère. Il accompagne désormais l’Agenda 2030 pour le développement durable de l’ONU, encourage le développement de recherches interdisciplinaires et s’appuie sur son réseau mondial de Réserves de biosphère pour essaimer ses expériences, ses démarches et ses savoir-faire. 

Les Réserves de biosphère sont des lieux privilégiés pour expérimenter et illustrer des pratiques de développement durable à l’échelle régionale, en conciliant le développement social et économique des populations avec la protection de l’environnement, dans le respect des valeurs culturelles. L'implication des populations, un appui scientifique, la formation et l'éducation y sont encouragés.

La vidéo de présentation

 

En 2018, le réseau mondial compte 686 Réserves de biosphère, dont 20 sites transfrontaliers, dans 122 pays, désignées suivant des critères communs. Le réseau s'enrichit chaque année de nouveaux sites. 

La stratégie 2015-2025 du MAB et le Plan d'action de Lima 

Ils visent à:

  • développer et renforcer les modèles de développement durable dans le cadre du Réseau mondial des Réserves de biosphère ;
  • partager les expériences et enseignements en facilitant la diffusion et l’application de ces modèles à l’échelle mondiale ;
  • soutenir l’évaluation et la gestion de qualité, les stratégies et les politiques de développement durable et de planification, ainsi que des institutions responsables et résilientes ;
  • aider les États membres de l'Unesco et autres parties prenantes à atteindre au plus vite les Objectifs de Développement Durable en s'appuyant sur l’expérience du Réseau mondial de Réserves de biosphère.
     

Pour en savoir plus

Une nouvelle feuille de route pour le Programme MAB et son réseau mondial

Le site MAB de l'UNESCO 

Des coopérations s'organisent au niveau de réseaux régionaux ou subrégionaux ou suivant une base thématique (montagnes, réserves de biosphère côtières et insulaires…).
Les réseaux régionaux, au nombre de neuf, rassemblent les états membres sur une base volontaire et coopérative. Ils facilitent les échanges d'informations, d'expériences. Il se réunissent régulièrement

Plus d'informations : Les réseaux régionaux et subrégionaux du MAB

 

Le MAB France met en œuvre le programme sur l’Homme et la biosphère en France. Il anime et conforte le réseau national des Réserves de biosphère, le met en lien avec les communautés française et internationale intéressées par ce programme: communauté scientifique, monde éducatif et universitaire, organismes de gestion et de conservation de la biodiversité, du développement durable et de la transition écologique.

Les missions du MAB France

Animer le réseau des Réserves de biosphère

  • Faciliter les échanges d'expériences, le développement de projets (scientifiques, éducatifs, socio économiques…) entre Réserves de biosphère, par la création et l’animation de réseaux transversaux.
  • Accompagner le développement des réseaux d'éco-acteurs, organiser les Trophées des Réserves de biosphère

Renforcer le réseau français des Réserves de biosphère

  • Accompagner la création de nouvelles Réserves de biosphère
  • Aider les Réserves de biosphère françaises lors des examens périodiques tous les 10 ans
  • Apporter un appui scientifique et technique au réseau des Réserves de biosphère, participer à leurs instances (Conseils scientifiques, Comités de gestion).

Diffuser les  connaissances et bonnes pratiques concourant aux ODD

  • Faire connaitre les Réserves de biosphère
  • Faire connaitre leurs actions :  Lettre de la biosphère, notes techniques, #Proudtoshare…
  • Participer à différentes formations universitaires, organiser des formations à la demande
  • Co-animer le Master MAB à l'université de Toulouse

Développer des coopérations internationales

Le MAB France est membre du Conseil international de Coordination du MAB. Il participe activement au réseau régional EUROMAB (pays d'Europe et d'Amérique du Nord). Ce réseau se réunit régulièrement, organise des formations, des échanges de pratiques et d’expériences.
D’autres coopérations (expertise, formation) existent également, avec des Réserves de biosphère d’Afrique francophone par exemple. Plusieurs Réserves de biosphère françaises ont des relations durables avec des sites à l’étranger.

L'organisation 

Le MAB France est une association loi 1901. Elle a vocation à regrouper le réseau français des Réserves de biosphère et ses parties prenantes, institutions scientifiques, chercheurs, personnalités et autres partenaires pour promouvoir le Programme scientifique MAB de l’UNESCO et le réseau mondial des Réserves de biosphère en France. Créée le 10 juillet 2015, elle a pris la suite de la Commission française pour l'UNESCO qui assurait la gestion du comité français du MAB depuis 1971.
Le MAB France travaille avec l'appui de la Représentation permanente de la France auprès de l'UNESCO, qui assure le lien avec le Secrétariat du MAB à l'UNESCO.
La France à l'UNESCO

Son Conseil d'administration comprend 15 membres. Un bureau a été constitué :

Catherine CIBIEN est directrice de l'association, Martine ATRAMENTOWICZ (CNRS),  et Alice Roth, chargées de mission.

Les membres de l'association MAB France

L'association réunit des personnes physiques et des personnes morales. Est membre de droit la personnalité nommée par le Ministère en charge des Affaires étrangères qui représente la France au Conseil International de Coordination, Didier BABIN. Des personnes impliquées dans le programme (scientifiques,…) adhérent aussi à l'association.

Recherche et enseignement supérieur

Organismes support des Réserves de biosphère

Deux Parcs nationaux, Gadeloupe et Cévennes, plusieurs Parcs naturels régionaux, syndicats mixtes et associations. 

Organismes de gestion de la biodiversité, de coopération

  • AFB Agence française pour la biodiversité
  • FFEM : Fond français pour l'Environnement Mondial

Et aussi

 

Les Réserves de biosphère, des territoires engagés dans le développement durable et pour la biodiversité.

Nous sommes déjà engagés

  • Nous encourageons le dialogue entre habitants, élus, associatifs, acteurs socio-économiques publics et privés.
  • Nous favorisons les interactions permanentes entre chercheurs, gestionnaires et usagers des territoires et le monde de l'éducation.
  • Nous développons et diffusons des méthodes de gouvernance et de gestion participative des territoires.
  • Nous encourageons les acteurs d'un changement positif et les démarches de progrès : Trophées des Réserves de biosphère, chartes de éco-acteurs, ....
  • Nous facilitons et accompagnons des recherches interdisciplinaires en lien avec les enjeux des territoires grâce à la co-construction de projets entre équipes de recherche et gestionnaires, à la diffusion et la valorisation des résultats.
  • Nous participons à l'éducation citoyenne et à la formation notamment à travers le Master MAB (Université de Toulouse), sa promotion à l'étranger sous l'égide d'une chaire UNESCO et nous intervenons dans de nombreuses formations universitaires.
  • Nous apportons notre expertise à des projets internationaux de création ou de renforcement de Réserves de biosphère.

Nos atouts

Pour mettre en oeuvre tous les Objectifs de Développement Durable (ODD)

  • L'adaptation des modes de gouvernance des Réserves de biosphère aux contextes sociaux, économiques et écologiques locaux.
  • La recherche de solutions locales aux défis mondiaux, par le dialogue et la participation, dans la compréhension et le respect des cultures.
  • L'implication à nos côtés de chercheurs des sciences de la durabilité.
  • La mobilisation d'acteurs socio-économiques porteurs de changement.
  • L'intégration à notre gouvernance de la jeune génération, moteur de la transition écologique et sociale, au travers de l'association Co'MAB.
  • L'expertise d'autres pays dont nous bénéficions grâce aux échanges au sein du réseau mondial.

Nos objectifs

Renforcer la mise en oeuvre de tous les Objectifs de Développement Durable dans les Réserves de biosphère

  • Poursuivre la promotion de nouvelles gouvernances adaptatives,
  • Soutenir et accompagner des initiatives locales exemplaires,
  • Promouvoir et développer les Trophées des Réserves de biosphère,
  • Renforcer le réseau des éco-acteurs, en France et au-delà,
  • Contribuer à des programmes de recherche ambitieux sur les territories, pour connaître et évaluer les interdépendances sociales et toutes les contributions de la nature au bien-être des humains.

Essaimer et diffuser nos savoirs et nos pratiques pour la transition écologique et sociale

  • Établir une stratégie de communication large et efficace, en s'appuyant sur le stratégie mondiale du MAB,
  • Vivifier et développer le réseau actuel des Réserves de biosphère de métropole et d'outremer, ainsi que les transfrontières,
  • Aider aux échanges d'expériences entre territoires modèles en France et dans le monde,
  • Accompagner de nouveaux proets internationaux par notre expertise,
  • Synthétiser et publier nos connaissances, les partager lors de formations, initiales ou professionnelles

Trouver les moyens nécessaires pour travailler efficacement pour la nature et les générations futures

  • Renforcer l'équipe nationale de coordination du MAB France,
  • Renforcer les moyens de coordination des Réserves de biosphère. Ce sont elles qui animent le programme MAB sur leur territoire, interagissent avec les chercheurs, facilitent la concertation et la participation du plus grand nombre, et créent les liens entre leur territoire et le réseau national et mondial,
  • Renforcer, diversifier et élargir nos partenariats techniques et financiers : élus, institutions nationales, entreprises publiques et privées, ONG françaises et internationales.

L'Homme et la biosphère, c'est tout un programme !
Une série de 17 vidéos, explore au moyen de courtes interviews de spécialistes, les grands concepts, objectifs, méthodes, résultats et difficultés rencontrés par le MAB et les Réserves de biosphère depuis quarante ans. Elle a été conçue et réalisée par Anne Teyssèdre (1).

Qu'est-ce que le MAB?

Robert BARBAULT, Président de MAB France de 2000 à 2013

Comment s'organise le MAB au niveau international?

Mireille JARDIN, Juriste

Comment le programme MAB est-il mis en oeuvre en France?

Catherine CIBIEN, directrice de MAB France

Qu’apporte la désignation Réserve de biosphère à un Parc national? 

Jacques MERLIN, Directeur du Parc national des Cévennes de 2009 à 2015

Qu’apporte la désignation Réserve de biosphère à un Parc national? 

Frédéric MOINOT, chargé de mission pour la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne

Les Réserves de biosphère transfrontières : pourquoi et comment ?

Eric BRUA, directeur de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfâlzerwald jusqu'en 2018.

En quoi consiste le travail d’un gestionnaire de Réserve de biosphère? 

Régis VIANET, directeur du Parc naturel régional de Camargue, Réserve de biosphère de Camargue (delta du Rhône)

Comment organise-t-on la participation locale?

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

Comment mobiliser les acteurs socio-économiques? 

Jean-Michel MARTIN, directeur de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et Gâtinais

Comment la recherche peut-elle s’appliquer à la gestion adaptative d’un territoire? 

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

 Quelle est la posture du scientifique qui étudie les socio-écosystèmes? 

Raphaël MATHEVET, Directeur de recherche CNRS, comité MAB France

Comment l’éducation à la biodiversité et au développement durable est-elle mise en œuvre?

Catherine CIBIEN, directrice du MAB France

Les Réserves de biosphère favorisent-elles la reconnexion des citoyens avec la nature?

Anne-Caroline PREVOT, directrice de recherche CNRS, vice-présidente de MAB France

Qu’apportent les sciences participatives à la recherche et à la préservation de la biodiversité? 

Anne-Caroline PREVOT, directrice de recherche CNRS, vice-présidente de MAB France

Les Réserves de biosphère sont-elles propices au développement durable?

Christophe Le PAGE, chercheur au CIRAD

Vingt ans d’expérience en Réserve de biosphère : quel bilan pour la vallée du Galeizon?

Yannick LOUCHE, Maire de Cendras pendant 33 ans, Réserve de biosphère des Cévennes

Le MAB a 40 ans. Quel bilan?

Robert BARBAULT, Président de MAB France de 2000 à 2013

Pour plus d'informations, lire le Guide d'usage de la série 

(1) Conception et réalisation: Anne Teyssèdre

Coproduction : MAB France - MNHN - UVED, décembre 2012

La Réserve de biosphère est-elle un label de l’Unesco ?

La désignation d’une Réserve de biosphère par l‘UNESCO est un label… et bien davantage. Elle implique une proposition de qualité, qui remplit des critères internationalement acceptés : dans ce sens, il s’agit donc bien d’un label accordé à un site.
Mais elle implique aussi la mise en place d’un projet de développement durable concerté localement, des objectifs affichés et des indicateurs pour mesurer les résultats obtenus.
Celui-ci s’inscrit dans la vision de la Stratégie de Séville  et applique des principes de gestion (zonage, complémentarité de trois fonctions de conservation, développement et appui par la recherche et l’éducation, implication des communautés locales) reconnus dans ce cadre: il s’agit de viser l’excellence dans l’application de ces principes et de s’engager résolument dans la voie du développement durable.
La désignation d’une Réserve de biosphère vient également consacrer son appartenance au réseau mondial de Réserves de biosphère, et par voie de conséquence, son rôle dans l’un des réseaux régionaux. Cette appartenance engendre des avantages, comme bénéficier de l’expérience des autres, disposer d’un réseau de partenaires mobilisables selon les besoins, échanger des points de vue sur des problèmes de gestion, et des obligations, celles de participer aux échanges et aux actions communes.

Faut-il avoir peur du mot « réserve » pour les Réserves de biosphère ?

Le mot « réserve » n’implique pas ici d’exclusion ou d’interdictions spécifiques (rien à voir avec la notion de « réserve d’indiens »). Au contraire, il exprime la volonté de réserver pour l’avenir les qualités d'une région (comme on met en réserve un bon vin pour le boire ultérieurement, ou encore les fruits du jardin en été pour les manger l'hiver). Ceci implique la mise en place d’un projet concerté, visant à construire un futur durable.

Quelle différence entre Réserve de biosphère et site du Patrimoine mondial ?

L’inscription sur la liste du Patrimoine mondial consacre la valeur universelle et exceptionnelle d’un site. La désignation d’une réserve de biosphère est un processus dynamique qui implique un projet de développement durable pour la région, construit et soutenus par les parties prenantes locales, appliquant des principes de gestion reconnus mondialement et décrits dans la Stratégie de Séville publiée par l’Unesco en 1995. La désignation d’une Réserve de biosphère vient également consacrer son appartenance à un réseau mondial d’échanges et de coopération entre sites désignés suivant des principes communs.

Pourquoi parle t’on souvent de résilience dans les Réserves de biosphère ?

Les Réserves de biosphère sont des systèmes socio-écologiques : les humains et la biodiversité sont en interactions permanentes. La gestion durable consiste à éviter que les changements qui s’opèrent (pour diverses raisons : sociales, économiques, écologiques, climatiques…) aboutissent à une perte de biodiversité et des services apportés par les écosystèmes, et à un moindre bien-être des humains. Pour cela, la gestion doit s’intéresser à la résilience du système, c’est à dire son aptitude à changer dans les limites de ses propres capacités pour s’adapter aux changements. Pour un écosystème forestier, c’est pouvoir faire face aux ouragans, aux feux, à la pollution,  pour une société, c’est survivre aux incertitudes politiques. Renforcer la résilience des Réserves de biosphère est urgent, pour qu’elles puissent faire face aux changements climatiques, à la mondialisation de l’économie et autres impacts environnementaux… Le Centre de Résilience de Stockholm mènent des recherches sur ces questions.

A quoi sert le comité MAB France ?

Le MAB France coordonne et anime le réseau des 14 Réserves de biosphère françaises, aide à la mise en place de nouveaux sites et assure la liaison et la coopération avec le réseau international.

Qu'est ce qu'une Réserve de biosphère

Les Réserves de biosphère sont des lieux désignés par l'UNESCO pour expérimenter et illustrer des pratiques de développement durable à l’échelle régionale, en conciliant le développement social et économique des populations avec la conservation de la diversité biologique et plus largement la protection de l’environnement, dans le respect des valeurs culturelles. Le dialogue territorial entre différents acteurs et institutions y est privilégié, selon des mécanismes de concertation spécifiques. Des recherches et suivis scientifiques, la formation, l'éducation et la sensibilisation viennent en appui au projet du territoire. Elles concourent à la mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable sur lesquels les Nations Unies se sont engagées pour 2030.

A quoi servent les Réserves de biosphère ?

Elle sont là pour ouvrir la voie à un avenir positif en établissant aujourd’hui une connexion entre les humains et la nature. Les modes de vie de leurs populations cherchent un équilibre avec la nature en vue de construire un avenir souhaitable. Le but des réserves de biosphère est avant tout de renforcer les connexions : entre les êtres humains, entre les êtres humains et la nature, entre le savoir et l’action, tout le temps, partout. Si ces connexions s’interrompent, la qualité de la vie collective est en péril. Si elles restent solides, il est alors possible de bâtir un avenir qui inspire confiance.

Le Réseau mondial

En 2018, le Réseau mondial compte 686 Réserves de biosphère, dont 20 sites transfrontaliers, dans 122 pays. Il s'enrichit chaque année de nouveaux sites. L’appartenance au réseau mondial facilite la mise en relation, l’organisation d’échanges sous différentes formes et la promotion des bonnes pratiques, la diffusion de documents, de matériels pédagogiques ou de films.
 Des conférences et des formations sont également soutenues par l’UNESCO.
En savoir plus:  Les Réserves de biosphère: sites d'apprentissage pour un développement durable

Les Réserves de biosphère constituent de formidables bibliothèques vivantes d’expériences dans tous les domaines du développement durable. Elles sont fières contribuer à la réalisation des Objectifs de Développement Durable ! #ProudToShare

Suivre le réseau mondial sur Facebook : https://www.facebook.com/manandbiosphere

La carte

Voir la carte multilingue du réseau mondial

Une Réserve de biosphère en vidéo

 

Pour être désigné Réserve de biosphère, un territoire doit répondre aux critères du Cadre statutaire du réseau mondial de Réserves de biosphère et aux fonctions décrites dans la Stratégie de Séville (UNESCO, 1996). La candidature est proposée à l’UNESCO par le pays, en l'occurrence la délégation de la France auprès de l'UNESCO. Elle intervient au terme d'un processus au cours duquel le MAB France accompagne les porteurs de projet.

La Stratégie de Séville et le Cadre statutaire du réseau mondial ici

En amont de la candidature

Des organisations locales diverses sont à l'origine de candidatures : parcs ou organismes de gestion déjà existants à la recherche d'une reconnaissance internationale, associations souhaitant structurer des projets territoriaux de développement durable et de valorisation de la biodiversité… Un premier contact avec le MAB France permet de discuter de l'opportunité du projet. Un engagement formel des autorités locales est souhaité pour qu'un site soit considéré comme candidat.
Le MAB facilite ensuite la prise de contact avec d’autres Réserves de biosphère, incite à organiser des voyages d’étude, reste à l'écoute des porteurs de projets.
Il peut intervenir lors de réunions d’informations des acteurs locaux et apporter un appui en matière de démarches participatives.
Les réserves candidates sont alors associées aux travaux du réseau et invitées à participer aux rencontres et groupes de travail qu’il organise.
Le délai entre les premiers contacts et le dépôt de la candidature est très variable : cela peut prendre de 2 à 10 ans…

Les différentes étapes

La création d’une Réserve de biosphère nécessite de réaliser un diagnostic collectif sur les enjeux et problèmes de la région concernée. C’est un moment important d’échanges entre acteurs, d’apprentissage et de rapprochement des points de vue sur le fonctionnement et le devenir du territoire.
 Plusieurs étapes clés, animées par le porteur du projet, sont nécessaires pour rechercher des points d’accord et de mobilisation des acteurs.

  • Informer sur le projet

Une information large et aussi accessible que possible doit être apportée aux habitants et aux acteurs socio-économiques du territoire concerné. La presse, un site Internet dédié et d'autres moyens de communication (radio, télévision, brochures…) permettent de présenter les Réserves de biosphère et le projet en question.
Il est également nécessaire d'organiser :

  • Des réunions publiques d’échanges et d’information sur le MAB et le réseau mondial des Réserves de biosphère dans les communes de la zone pressentie. 
  • Des réunions plus informelles, par exemple chez des habitants volontaires, pour discuter du projet de Réserve de biosphère dans un cadre plus libre et convivial.
  • Des réunions avec des acteurs spécifiques (élus, gestionnaires, socioprofessionnels, chercheurs) ou qui en feraient la demande.

Le site internet dédié au projet permet la diffusion d'informations et la mise à disposition rapide des comptes rendus de réunions, dossiers, échanges à propos du projet. Il peut comporter une partie collaborative.

  • Animer la participation locale et co-construire le projet

Des démarches participatives sont à mettre en œuvre pour élaborer un projet collectif et mobiliser les acteurs locaux. Le MAB France peut conseiller et contribuer à l'animation des ateliers de co-construction combinant la mise en œuvre de plusieurs outils, en fonction des objectifs et des spécificités locales. Ils réunissent des acteurs socioéconomiques, élus, associatifs, représentants de l'administration, et autres gestionnaires du territoire concerné.
Il est utile de mettre en place une démarche pour caractériser collectivement l’identité du territoire, identifier ensemble ses tendances d’évolution, clarifier et partager ses enjeux et actions à entreprendre.  La méthode "Town Hall meeting" permet de réunir de nombreux acteurs du territoire. 
Video : Une démarche participative pour co-construire une Réserve de biosphère

Parmi les outils et démarches participatives de diagnostic territorial, la méthode ARDI (Acteurs - Ressources - Dynamiques - Interactions) a été utilisée dans plusieurs processus de révisions et de création de Réserves de biosphère. Elle consiste à co-construire avec les acteurs concernés une représentation partagée du territoire en identifiant successivement les acteurs et leurs entités de gestion, les principales ressources du territoire, et les principales dynamiques écologiques et sociales en jeu, en abordant successivement quatre questions :

  • Quels acteurs pourraient jouer un rôle décisif dans la gestion de la Réserve de biosphère ?
  • Quelles sont les principales ressources du territoire de la Réserve de biosphère et les informations essentielles à savoir pour en garantir une utilisation durable ?
  • Quelles sont les principales dynamiques en jeu ?
  • Comment chaque acteur utilise les ressources qu’il convoite et modifie ces dynamiques?

Cette approche débouche sur la production d’un schéma de la Réserve de biosphère, établi par et pour les acteurs locaux.
Guide méthodologique ARDI

  • Evaluer l'état des connaissances

Un état des connaissances sur les activités humaines, les processus sociaux, économiques et écologiques qui prennent place dans ou autour de la Réserve de biosphère est nécessaire. Il permet d’identifier les lacunes, de mobiliser des chercheurs, d’organiser la collecte et l’analyse des données, et de structurer des programmes éducatifs.
Un atelier collectif d'une journée est proposé pour l'évaluation du niveau de connaissance – scientifique, technique et empirique – sur les principales activités menées dans la Réserve de biosphère.
A partir de la liste des activités menées sur le territoire, les participants vont évaluer quelle partie du territoire est concernée par chaque activité. Quand elle est diffuse, on se contente de donner le pourcentage de la surface concernée et le nombre d’acteurs impliqués ; quand l’activité est ponctuelle, elle est localisée sur une carte.
Chaque groupe évalue l’impact écologique, économique, social et culturel de chacune des activités, et le niveau de connaissance scientifique, technique ou empirique connu. Ces impacts sont évalués de façon qualitative mais l’évaluation doit intégrer le sens de l’effet (positif, neutre, négatif), son intensité (fort, moyen, faible) et sa tendance (augmente, diminue, stable).
Les avis sont regroupés dans un tableau, la comparaison des tableaux est un exercice très enrichissant car il permet soit de mettre en évidence des visions partielles ou complémentaires du territoire, soit de détecter des divergences de vue.
Si la colonne relative au niveau de connaissances fait apparaître d’énormes lacunes, ou si le collectif a clairement identifié un manque de connaissances inacceptable sur une activité importante, un dernier exercice peut consister à repérer comment cette activité a été explicitée sur le diagramme d’interactions produit lors des ateliers ARDI, et à imaginer les recherches à mener pour lever une partie de l’incertitude sur cette activité.

  • Spatialiser les enjeux pour l’action : le zonage

L'élaboration ou la révision d'un projet de Réserve de biosphère conduit à proposer un zonage du territoire répondant aux critères du cadre statutaire de l'UNESCO. L'atelier permet de déterminer les zones prioritaires d'intervention et de les localiser sur une carte, en s'appuyant sur le modèle des Réserves de biosphère.
Une première étape consiste, sur une carte muette et dans un périmètre relativement flou, à repérer les zones prioritaires d’intervention en termes de conservation comme de développement avec une carte différente pour chacun des enjeux identifiés. Ensuite, une carte synthétique est produite sur laquelle figurent les zones prioritairement dédiées à la conservation et bénéficiant d'un statut de protection règlementaire (zones centrales), les zones associant conservation et développement dans le cadre d'une démarche de progrès volontaire et contractuelle (zone tampon), et les zones où l'accent sera mis sur l'éducation et la sensibilisation (zone de coopération).

  • La gouvernance

Une fois le cadre social et institutionnel pris en compte, il s’agit de préciser les modalités de gouvernance de la Réserve de biosphère. Elle comprend un comité de gestion qui implique les parties prenantes du territoire. Il peut être celui de la structure support de la Réserve de biosphère (Parc national ou naturel régional…). Celle-ci est chargée de l'animation du projet de la Réserve et en assure la coordination. Dans certains cas, plusieurs organismes co-animent la Réserve. Un comité scientifique pluridisciplinaire est établie

  • Rédiger et soumettre le dossier

Le dossier de candidature (ou d'examen périodique) doit être validé par les principaux acteurs du territoire et formellement approuvé par les autorités et les élus locaux pour pouvoir être transmis à l'Unesco.
Le MAB France a mis en place une procédure pour s'assurer que le dossier remplit les critères statutaires de l'UNESCO et présenter un projet qui a toutes les chances d'être retenu.
Une fois, le dossier achevé, la candidature est adressée par le comité MAB et la délégation de la France à l’UNESCO. 

La désignation

La désignation intervient après l'examen du dossier par deux instances : le comité consultatif international des Réserves de biosphère, qui donnt un avis sur le dossier. Celui-c est ensuite examiné par le Conseil international de Coordination du MAB, qui l'approuve formellement lors de ses sessions annuelles. La désignation donne lieu à la production d'un certificat signé par la Directrice générale de l'Unesco. La remise officielle est l'occasion d'une cérémonie et d'une fête. Cette reconnaissance, élément de fierté, couronne un long travail de préparation et concrétise de nouvelles responsabilités associées à l'inclusion dans un réseau mondial de l'Unesco.

Une démarche de concertation modèle : les Gorges du Gardon

Le Syndicat mixte des Gorges du Gardon, porteur d’un projet de Réserve de biosphère, a demandé l'appui du MAB France pour impliquer les acteurs économiques et la population dans l'élaboration du projet. Un éventail de démarches participatives a ainsi été mis en œuvre.

 

  • Une réunion entre le MAB et les techniciens du syndicat, pour clarifier les tenants et aboutissants d’une désignation en Réserve de biosphère, puis partager les représentations du territoire et de cette structure par les membres de l’équipe même.
  • Une réunion publique d’échanges et d’information sur le MAB et le réseau mondial des Réserves de biosphère dans chacune des communes de la zone pressentie, en présence de personnes de Réserve de biosphère existantes ou du MAB France, venues témoigner de leurs expériences.
  • Une série de réunions chez l’habitant organisées par des volontaires, pour discuter plus librement, dans un cadre convivial, du projet de Réserve de biosphère.
  • Une démarche collective de caractérisation de l’identité du territoire, d’identification des tendances d’évolution, de clarification et de partage des enjeux et actions à entreprendre selon la méthode "Town Hall meeting », avec une centaine d’acteurs du territoire.
  • Des ateliers de co-construction d’une représentation partagée des principaux enjeux, avec les acteurs concernés.
  • Un atelier pour clarifier l’état des connaissances sur ces enjeux et sélectionner les actions pertinentes de recherche, de développement, de conservation, de sensibilisation ou de mise en place de programmes pédagogiques.
  • Une ultime séance de travail pour préciser le zonage de la Réserve de biosphère et les modalités de sa gouvernance.
  • Enfin, une réunion publique finale d’information

Lirele compte-rendu de la réunion de concertation organisée en amont de la création de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon : Gardon.pdf 

En 2018, on compte 14 Réserves de biosphère françaises, dont deux sites ultramarins (l'archipel de Guadeloupe et la commune de Fakarava en Polynésie française) et 2 Réserves de biosphère transfrontières (les Vosges du Nord Pfälzerwald, avec l'Allemagne et le Mont Viso avec l'Italie)

La Réserve de biosphère de
l'archipel de Guadeloupe

Au cœur de l'arc antillais, la Réserve de biosphère de l’archipel de Guadeloupe englobe la Basse Terre et presque intégralement la Grande Terre. La Basse Terre abrite le massif montagneux volcanique de la Soufrière, entouré d’une forêt tropicale humide à la biodiversité élevée.
En savoir plus

La Réserve de biosphère
des îles et de la mer d'Iroise

La Réserve de Biosphère des ïles et de la mer d'Iroise comporte trois îles habitées (Ouessant, Sein et Molène), ainsi que l’archipel de Molène, constitué d’une vingtaine d’îlots et les parties marines entre les îles.
En savoir plus

La Réserve de biosphère
du marais Audomarois

Le Marais audomarois se situe à la rencontre entre l’Artois et la Flandre. Vaste de 3726 ha, riche de 700 km de canaux, de paysages pittoresques, de 300 espèces de plantes dont 40 légalement protégées, de plus de 200 espèces d’oiseaux, de 26 espèces de poissons, c'est véritablement un site privilégié.
En savoir plus

La Réserve de biosphère
de Fontainebleau et du Gâtinais

Située à 60 kilomètres au sud de Paris, cette Réserve de biosphère comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La forêt et le patrimoine culturel remarquable de la région, dont le Château de Fontainebleau, patrimoine mondial de l’Unesco, attirent chaque année des millions de visiteurs.
En savoir plus

La Réserve de biosphère transfrontière
des Vosges du Nord - Pfälzerwald

Depuis toujours, les femmes et les hommes de ce territoire ont vécu des mêmes ressources, tirant de la nature nourricière de quoi vivre et survivre, mobilisant ses ressources et ses forces pour asseoir leurs industries, imaginant les savoir-faire, les traditions et les légendes pour mieux vivre ensemble et en symbiose avec leur terroir.
En savoir plus

La Réserve de biosphère
du bassin de la Dordogne

La rivière Dordogne traverse un territoire remarquable par sa nature encore préservée, son patrimoine culturel exceptionnel et un art de vivre marqué par l'empreinte de la rivière. L’économie de son bassin, largement touristique, agricole et sylvicole mais aussi industrielle, profite des ressources naturelles, de la beauté des paysages et de l’image de marque que procurent la rivière Dordogne et ses nombreux affluents.
En savoir plus

La Réserve de biosphère des Cévennes

Située au sud du Massif central, cette Réserve de biosphère englobe des paysages majestueux aussi contrastés que les Causses calcaires, les massifs granitiques de l'Aigoual et du mont Lozère et les montagnes schisteuses des Cévennes. Ces entités trouvent leur origine dans la diversité géologique, topographique et climatique, mais aussi dans les activités humaines, notamment agropastorales, qui s’exercent sur ce territoire depuis des siècles.
En savoir plus

La Réserve de biosphère
des gorges du Gardon

Au sein des plateaux calcaires du Languedoc, le Gardon a creusé ses gorges sur une trentaine de kilomètres ondulant à travers le paysage méditerranéen de l’Uzège. Donnant son nom au département du Gard, la rivière prend naissance dans les vallées cévenoles. Elle traverse ensuite la plaine de la Gardonnenque, le massif karstique du nord de Nîmes et termine sa course en se jetant dans le Rhône.
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La Réserve de biosphère
de Camargue (delta du Rhône)

Entre le fleuve Rhône et la mer Méditerranée, la Réserve de biosphère de Camargue couvre l'ensemble du delta biogéographique du Rhône, depuis sa révision effectuée en 2006. Zone naturelle immense, elle se situe entre deux régions très densément peuplées aux portes des agglomérations de Montpellier, Nîmes, Arles et Marseille et du site industriel de Fos-sur-Mer.
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La Réserve de biosphère
de Luberon - Lure

Cette Réserve de biosphère comprend le territoire du Parc naturel régional du Luberon ainsi que les communes des cantons de Banon et Saint-Etienne-les Orgues (versant sud de la Montagne de Lure), représentées par leurs intercommunalités, plus le lit de la Durance en rive gauche, espace géré par le Syndicat mixte d’aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD).
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La Réserve de biosphère
du Mont Ventoux

Véritable condensé des Alpes à la Méditerranée, la Réserve de Biosphère du Mont Ventoux s’organise autour du « géant de Provence », caractérisé par un impressionnant télescopage biologique. Les habitats et les espèces d'origines méditerranéennes et alpines s’y juxtaposent, du fait d’un fort gradient d’altitude d’une part et de forts contrastes entre les versants sud et nord d’autre part.
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La Réserve de biopshère transfrontière 
du Mont Viso

Le territoire français de la Réserve de biosphère du Mont Viso, composé de petites villes et de villages perchés, entouré de pics culminant à plus de 3000 m, se situe en zone de moyenne et de haute montagne. L’accès y est limité en raison de ses caractéristiques géographiques : gorges, sommets, routes sinueuses, vallées retirées.
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La Réserve de biosphère
de la vallée du Fango

La Réserve de biosphère de la vallée du Fango englobe le bassin versant du Fango, torrent de montagne se jetant dans le golfe de Galeria en Corse. Elle s'étend de la mer Méditerranée jusqu'à une altitude de 2 556 mètres, offrant tous les étages intermédiaires d’une vallée méditerranéenne.
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La Réserve de biosphère
de la commune de Fakarava

La Réserve de biosphère de la commune de Fakarava est située en Polynésie française, dans l’archipel des Tuamotu, à 360 kilomètres au nord-est de l’île de Tahiti.
Elle est formée par sept îles basses d’origine corallienne ou atolls : Aratika, Fakarava, Kauehi, Niau, Raraka, Taiaro, et Toau. Ces atolls sont très différents les uns des autres par leur taille, leur forme, leur ouverture sur l’océan, leur population et les activités qui y sont exercées. Son caractère est unique : on y trouve des petits lagons fermés comme ceux de Taiaro et Niau, le premier étant sursalé alors que le second est saumâtre.
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La recherche dans les Réserves de biosphère doit trouver sa place dans les lieux de programmation nationaux et internationaux de la recherche tout en répondant à des attentes concrètes et parfois immédiates de gestionnaires.  Peut-on dans ces conditions développer des stratégies pour la recherche ? Comment limiter le décalage  entre la production  scientifique  et  les  thèmes  en lien avec la gestion des territoires et de leurs ressources ? Le réseau des Réserves de biosphère françaises explore ces sujets.

Un jeu de rôle pour favoriser le débat dans les Cévennes

Dans le cadre du projet SECOCO, un jeu de rôles a été conçu et animé sur le Mont Lozère, dans la Réserve de biosphère des Cévennes. Ce jeu, développé grâce à la démarche Commod, porte sur le lien entre pratiques agricoles et paysage, notamment les pratiques de dérochage et de retournement de prairies. Son but est de favoriser le débat entre les parties prenantes sur les antagonismes et synergies entre services écosystémiques associés à ces pratiques (production fourragère, valeur esthétique et patrimoniale des paysages, activités touristiques, qualité de l’eau, valeur d’existence de la biodiversité).
Ce jeu a été animé sur le terrain du mont Lozère avec des agents du Parc, des éleveurs, des élus et des prestataires touristiques. L’outil permet d’ouvrir le débat sur la nécessité et la difficulté de combiner les différents enjeux sur un territoire (agriculture, tourisme, biodiversité, eau et paysage) et sur l’importance d’une approche concertée, en adéquation avec les principes du programme MAB.

Contacts: Cécile Barnaud & Clémence Moreau

Un programme cadre pour la recherche dans la RBT* des Vosges du Nord-Pfälzerwald

Le programme cadre pour la recherche (PCR) est issu d’une démarche participative menée en 2004 et 2005 pour construire une politique de recherche pour la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord- Pfälzerwald, et pour que les collaborations entre chercheurs, gestionnaires et acteurs du territoire soient cohérentes, fructueuses et à l’écoute du territoire. L’équipe de la Réserve de biosphère, des gestionnaires (ONF) et administratifs, le comité MAB France et les chercheurs du conseil scientifique ont été impliqués dans cette démarche. Elle s'est déroulée sous forme d’entretiens individuels suivis de séances collectives, menés avec l'appui d'animateurs.

Les orientations de gestion pour les Vosges du Nord étant définies par la charte du Parc naturel régional, il était important que des recherches planifiées, s’inscrivant dans une logique de long terme, éclairent ces orientations de gestion. Il fallait éviter qu'elles relèvent des logiques individuelles des scientifiques. Cette démarche d'animation a abouti à une formulation collective des enjeux de recherche. La rédaction du programme cadre pour la recherche est un acte de transparence de la Réserve de biosphère. En effet, il permet d’expliquer aux habitants, aux élus, aux financeurs et aux différents gestionnaires du territoire, en quoi la recherche est fondamentale pour répondre aux enjeux du territoire, tels qu’ils ont été définis dans la charte du Parc support de la Réserve de biosphère.

Ce PCR, fruit d’une réflexion collégiale conduite dans la durée, est un document d’orientation. Les axes de recherche prioritaires qu’il présente ont fait l’objet d’une mobilisation particulière de la structure depuis près de 10 ans : environ 30000 € ont été accordés chaque année aux projets. Alors que le Parc renouvelle sa charte, le PCR sera évalué, puis actualisé ou renouvelé.
Lire le PCR

* Réserve de biosphère transfrontière

Le MAB France encourage les Réserves de biosphère à accueillir des équipes scientifiques qui répondent aux appels à proposition de recherche portant sur les interactions entre activités humaines et dynamique de la biodiversité (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, Biodiversa, Métaprogramme Ecoserv de l’INRA…), et plus largement développement durable (ADEME, Fondation de France…). Ces projets sont généralement interdisciplinaires.

CAP-BIOTER, l'écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère

A l'initiative du Groupe recherche des Réserves de biosphère, une rencontre entre chercheurs  et coordinateurs a fait émerger une question de recherche portant sur l’évolution des paysages et des enjeux socio-économiques dans les Réserves de biosphère, face au changement des pratiques de récolte de bois liées à l’accroissement de la consommation de bois-énergie, dans le contexte de la transition énergétique.
Un projet de recherche a été élaboré et retenu dans le cadre de l'appel à projet 2015 du programme REACCTIF 3 de l'Ademe.  

CAP-BIOTER, « Capabilité territoriale, biomasse et transition énergétique : l’écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère » est un  projet pluridisciplinaire qui associe des chercheurs de différentes disciplines : géographes,  économistes,  sociologues, urbanistes et  écologues. Sur une durée de 3 ans, il ambitionne de se développer sur trois Réserves de biosphère françaises : Fontainebleau et Gâtinais, Luberon-Lure et Cévennes.
Il est coordonné par le laboratoire de recherche en sciences sociales Pacte de l’université Pierre Mendès France – Grenoble 2, et associe  le LADYSS de l'Université Panthéon-Sorbonne, le laboratoire CEFE (CNRS-DR13 - Montpellier) ainsi que le comité Mab-France, et les 3 Réserves de biosphères partenaires d'expérimentation. 

SecoCo: services écosystémiques et action collective

Dans le cadre du métaprogramme Ecoserv de l'INRA, le projet de type "exploratoire" intitulé: "Le concept de services écosystémiques : frein ou moteur pour l'action collective? " associe des chercheurs de l'INRA (Dynafor), du CNRS (CEFE), du Cirad (Green), de l'Université autonome de Barcelone et de l'Université de Toulouse, avec les Réserves de biosphère des Cévennes, en France, et de Monceny en Catalogne.
L'objectif de ce projet est d'explorer la pertinence théorique et opérationnelle du concept de service écosystémique pour penser l'action collective à l'échelle des territoires
 

Observatoire Hommes Milieux « Pays de Bitche »

L’OHM du Pays de Bitche va suivre les effets d’importantes restructurations militaires de cette région des Vosges du Nord où la présence de l’armée impliquait environ 2 500 personnes  (850 enfants scolarisés, environ 30 % du chiffre d’affaires des commerçants et artisans de la ville).
Souvent envisagés sous l’angle de leur poids socioéconomique, les effets vont être évalués à hauteur de leur impact sur les écosystèmes. La chaîne de déprises s’accompagne d’un recul de l’anthropisation qui semble favorable à une recolonisation végétale et faunistique :  dynamiques naturelles de reconquête des prairies et des champs, recolonisation forestière, ensablement des rivières, développement de friches marécageuses, de plantes invasives, augmentation des tiques, surdensité d’ongulés et retour des grands prédateurs (loup et lynx). Aux yeux d’une grande partie de la population, la nature devient excessivement présente et potentiellement hostile. Les évolutions doivent d’autant plus être interrogées que l’aménagement du territoire a toujours reposé sur l’exploitation et la maîtrise des ressources naturelles (par les industriels et les petits ouvriers- paysans) ainsi que sur le contrôle des espaces (par les militaires).

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Impact des vermifuges sur la biodiversité des sols

La Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais a mené un travail de recherche sur l'impact des vermifuges donnés aux chevaux sur la biodiversité du sol en forêt de Fontainebleau. La toxicité de certaines molécules est bien documentée, mais le traitement des chevaux est aussi une nécessité pour leur santé. Sur ce territoire qui compte plus de 3000 chevaux, il s’agit de connaître les pratiques d’administration : fréquence, période, molécules administrées... Cette étude doublée d’un état des lieux des coléoptères coprophages permet de mener un travail concerté avec les professionnels de l’activité équestre du territoire, sur des bases scientifiques. L’un des objectifs est d’adapter l’utilisation de ces produits au rythme de vie des insectes coprophages. La Fondation de France soutient cette recherche-action dans le cadre de son programme « Gérons ensemble notre environnement ».

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Quelle vision collective de la gestion de l'eau en Camargue ?

Les démarches participatives sont devenues incontournables dans la mise en place d'aires protégées associant développement local et conservation de la biodiversité. Il est donc important de mesurer l'effet de ces démarches sur le partage d'idées et de représentations et sur la construction d'un schéma mental commun du fonctionnement et de la dynamique des territoires concernés.
Une étude a été menée pour mesurer le niveau de perception et la capacité de représentation de la gestion de l'eau dans la Réserve de biosphère de Camargue (Delta du Rhône) par tous les acteurs concernés de près ou de loin par la ressource en eau. L'échantillon enquêté est constitué d'une dizaine d'acteurs indirects (chercheurs, administration) et d'une trentaine de personnes considérées comme des usagers directs de l'eau (naturalistes, chasseurs, pêcheurs, éleveurs, riziculteurs). Ce dernier groupe est constitué d'une paire d'acteurs pour chaque type d'activité : l'un est membre de la Commission exécutive de l'eau (CEDE), l'autre non.
Les résultats montrent qu'une participation régulière à la CEDE a permis la constitution d'un "modèle mental" plus riche sur les acteurs, les ressources, les processus et les interactions liés à la gestion de l'eau. Ce "modèle mental" peut encore s'enrichir par la mise en place d'approches participatives débouchant sur la co-construction d'une représentation collective de la question de l'eau en Camargue.

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Avenir de l'élevage en Luberon

Ce projet de recherche avait pour objectif de répondre à une question posée par la Réserve de biosphère Luberon-Lure concernant la capacité de l'élevage à participer à la maîtrise de la dynamique des territoires dans les 10 années à venir. Une étude prospective participative reposant sur la modélisation des activités forestières et d'élevage a alors été lancée au sein d’un collectif associant des gestionnaires territoriaux, des agents de services de conseil et des chercheurs.
Le modèle co-construit par ce collectif représente, sur 30 000 ha de la RB du Luberon, la diversité des formes d’élevage ovin présentes sur le territoire (structure des exploitations,  pratiques de conduite des troupeaux) et les principales activités forestières. L'impact de ces activités sur la dynamique du territoire est simulé par les changements dans l'utilisation du sol, les relations entre activités et une série d'indicateurs sur la biodiversité.
Les scénarios prospectifs élaborés par le collectif visaient à tester les formes probables d'élevage et de gestion forestière dans les dix années à venir et leur implication dans l’entretien des espaces naturels. Des hypothèses ont alors été formulées sur les dynamiques de concentration des effectifs, l’équilibre entre ressources fourragères issus d’espaces cultivés ou d'espaces naturels et le choix des types de produits commercialisés.

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Le groupe recherche répond à une attente forte des Réserves de biosphère de collaborer et de mutualiser dans le domaine de la recherche ; son principal objectif est de traduire en questions de recherches communes les attentes des gestionnaires de leurs territoires. Concrètement, ce groupe vise à organiser des ateliers thématiques, à faciliter une réponse commune à des appels à propositions de recherches, à faire connaître aux partenaires institutionnels les terrains d'expérimentation qui caractérisent les Réserves de biosphère. 

La création de ce nouveau groupe fait suite à plusieurs réflexions et ateliers au sein du réseau : recensement des problématiques partagées, rôle des conseils scientifiques, complémentarité des réserves de biosphère avec les espaces protégés…
La recherche scientifique est une mission forte du programme MAB et des Réserves de biosphère. Or, la recherche sur ces territoires rassemble trois caractéristiques originales qui en font un cadre idéal pour comprendre et faire évoluer les problématiques liées au développement durable : il s’agit d’une recherche territorialisée, pouvant impliquer des acteurs locaux, qui met en œuvre l’interdisciplinarité, si difficile et pourtant nécessaire.
Si le cadre est idéal, la mise en œuvre reste un défi. Espérons que ce groupe recherche aide les Réserves de biosphère dans la poursuite de leurs objectifs.

Le comité français du MAB propose de contribuer à des actions de formations pour des Réserves de biosphère, en organisant des voyages d’étude, des rencontres et des échanges. Les formations portent sur des sujets variés : ils sont conçus à la carte à la demande de comités nationaux du MAB ou de Réserves de biosphère, en lien et en complémentarité avec l’Agence Française pour la Biodiversité.

 S’appuyant sur son réseau de chercheurs et de gestionnaires, MAB France peut également réaliser des missions d’accompagnement (à la création ou l’examen  périodique de  Réserves de biosphère, sur la gestion des Réserves de biosphère, notamment transfrontières), ainsi que des expertises dans le cadre de projets. 

Nous contacter: mab@mab-france.org 
 

Voyage d'études de Réserves de biosphère du Maghreb en France

Un voyage d'étude a été organisé par le MAB France et le Centre de Coopération pour la Méditerranée de l’UICN basé à Malaga en Espagne, avec le soutien financier de la Fondation MAVA. La délégation d’Algérie, du Maroc et de Tunisie a été accueillie dans les Réserves de biosphère du Mont Ventoux, de Camargue (delta du Rhône) et des Cévennes. Le programme des rencontres et visites portait sur : 

  • Gestion participative des espaces et des ressources (forestières, zones humides, agricoles…)
  • Gouvernance des Réserves de biosphère
  • Aspects juridiques et institutionnels
  • Appui au développement local
  • Mise en œuvre des ODD

Formation de coordinateurs de la Réserve de biosphère de Jabal Moussa, au Liban

Une formation a été organisée en juin 2016 sur 4 journées, pour accueillir pour 5 membres de l’association de protection du Jabal Moussa, Réserve de biosphère du Liban. Des réunions en salle ont alterné avec des rencontres d’acteurs (gestionnaires, techniciens, élu, socio professionnels) et les visites de terrain dans 3 Réserves de biosphère méditerranéennes : Camargue, Cévennes (Vallée du Galeizon) et Gorges du Gardon.

Les thèmes traités portaient sur  la gouvernance, la gestion de territoires à propriété foncière mixte, les modalités d’organisation de la participation locale, les dispositions d’encouragements des acteurs des territoires en faveur du développement durable (éco-acteurs), le camping écologique, la communication des Réserves de biosphère. La grande richesse des échanges a permis d’aborder également la gestion des aires centrales, l’éducation et les jeux pédagogiques ainsi que le tourisme durable.

Appui à la création de la première Réserve de biosphère de Moldavie

A la demande du gouvernement de la Moldavie, le Mab France a apporté un appui à la création de la première Réserve de biosphère de ce pays, désignée en 2018 : elle intègre la Rivière Prut et les zones humides associées, qui constituent la frontière de ce pays avec la Roumanie. La Moldavie a réalisé un important travail de sensibilisation  et d’association des communautés locales à ce projet, celles-ci y voyant un levier pour le développement. Un centre d’accueil et d’éducation à l'environnement a été construit.  Ce site fait partie du grand complexe de zones humides associé au delta du Danube.

Accompagner un projet de Réserve de biosphère transfrontière 

Dans le cadre d’un projet du FFEM, le MAB France apporte un appui technique à la mise en place d’une Réserve de biosphère transfrontière pour le bassin du Pilcomayo, réunissant l’Argentine, le Paraguay et la Bolivie. Catherine Cibien a participé à un voyage d’étude sur le site et rencontré les porteurs de projets.

 

Voir la vidéo sur le bassin  du Pilcomayo :

 

En complément des réunions avec les porteurs de projets, un voyage d’étude a été organisé dans deux Réserves de biosphère transfrontières (Vosges du Nord – Pfälzerwald et Mont Viso) pour discuter des projets concrets avec élus et gestionnaires, et étudier les dispositifs de gouvernance.

Le parcours MAB

Le comité MAB France et l’université Paul Sabatier de Toulouse proposent un parcours MAB dans le master gestion de la biodiversité de cette université.
Il s’agit d’un master francophone visant à la formation professionnelle des coordinateurs / gestionnaires des réserves de biosphère ou d’espaces protégés, agents des collectivités territoriales, ou toute autre personne intéressée par la gestion de la biodiversité.

Le master MAB s’adresse notamment à des personnes souhaitant un complément de formation d’un niveau de 5ème année d‘université, ou en formation continue. Il peut accueillir chaque année jusqu'à 18 étudiants.
Les cours sont regroupés de début septembre au 31 janvier à l’Université Paul Sabatier de Toulouse, suivis d’une mission professionnelle de 6 mois dans un établissement professionnel au choix de l’étudiant.
Le master s'appuie sur le programme MAB pour balayer les aspects conceptuels, historiques, institutionnels et contractuels spécifiques aux aires protégées associées à des activités humaines.
Il fournira les outils essentiels de diagnostic (cartographie, inventaires, diagnostic territorial) et formera aux démarches de participation et d'implication des populations à la gestion. Les étudiants seront également associés à un projet concret de création, révision ou plan de gestion d'une réserve de biosphère française. Les étudiants étrangers seront sollicités pour compléter ce travail par une réflexion sur une adaptation de la démarche menée à une Réserve de biosphère de leur pays.
Le Master MAB est une Chaire Unesco.
Les anciens étudiants du master sont regroupés en association Co'MAB
Plus d’informations : Le site du Master Ecologie

Pour s'inscrire 

  • Etudiants français et étrangers originaires de l'UE ou d'un pays sans procédure Campus France :  contacter le responsable du master Stéphane Aulagnier 
  • Etudiants étrangers résidant dans un pays doté d'un espace Campus France : www."nomdupays".campusfrance.org (exemple : www.algerie.campusfrance.org).

Secrétariat pédagogique d'Ecologie, Bât U2, Université Paul Sabatier, 118 route de Narbonne, 31062 Toulouse cedex.

Plus d’informations : 

 

Accueil et aide à la recherche d’un logement pour les étudiants étrangers :
L’Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées a lancé la Toul’Box, dispositif d’accueil des étudiants et chercheurs venant s’installer en Midi-Pyrénées : accès aux informations indispensables à tout nouvel arrivant sur la vie en France, formalités migratoires, ensemble de services sous forme de packages facilitant l'installation.
Les étudiants étrangers répondant aux critères d'inscription au master MAB qui souhaitent bénéficier d’un logement (à l'exception des Etudiants Etrangers boursiers du gouvernement français) doivent envoyer leur formulaire de demande au plus tard le 30 avril au :
Service des Relations Internationales / International Relation Office
Gestion logement des étudiants étrangers
Mme Zeinabou Ali
Bâtiment Le Forum - 1er étage
118 route de Narbonne
31062 Toulouse cedex 09
Tel. +33 5 61 55 62 52
Contact  zeinabou.ali@univ-tlse3.fr

Cette démarche ne leur garantit pas l'attribution d'un logement, mais l'étudiant peut plus facilement être aidé dans sa recherche. Le formulaire de demande de logement est téléchargeable ici. Cliquer sur «s’informer et candidater » dans « documents à télécharger ».

Les Réserves de biosphère mènent diverses activités en éducation au développement durable, à l'attention des scolaires et des autres publics. Certaines disposent d'équipements spécifiques pour l'accueil de groupes, à la journée ou pour des séjours plus longs.

Elles produisent aussi des ressources pédagogiques autour des approches du MAB 

Jeu "Objectif MAB en Cévennes"

Ce jeu de rôle collaboratif, pour 15 joueurs maximum, consiste à parcourir une vallée cévenole en découvrant son patrimoine, ses richesses naturelles, culturelles… A l'occasion d'aléas - évènements, les joueurs devront faire des choix de gestion du territoire en veillant à concilier protection de la nature et maintien d'activités humaines. Les joueurs sont par groupes de 2 - 3, qui n'entrent pas en concurrence : pas de gagnants ni de perdants. Une partie dure environ 2h. Le jeu permet de faire prendre conscience des relations entre différents groupes d'acteurs présents sur un même territoire, de la relation homme - nature et de la notion de développement durable.

Contact 

Eau pour tous, eau partagée

Dans le cadre de l'année Internationale 2013 de la coopération dans le domaine de l'eau,  le réseau des Réserves de biosphère et le Réseau des Ecoles associées pour l’UNESCO ont organisé un concours en partenariat avec l'association l'Eau partagée. Il visait à sensibiliser autour de la coopération dans le domaine de l'eau.
Une restitution de ce projet a été organisée  le site du Domaine du Rayol, dans le Var. Les projets présentés au cours de ces journées, d'une riche  diversité,  peuvent être consultés dans l'ouvrage I-Blio en ligne. 

 

 

 

Energie durable pour tous

Daniel Clément directeur scientifique de l’Ademe et Benoit Faraco, coordinateur climat-énergie auprès de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme répondent aux questions posées par des élèves sur l'énergie en  14 courtes vidéos.

L'arbre à Palabres

L'Arbre à Palabres a été élaboré à l'occasion des 40 ans du programme MAB, l’Homme et la biosphère, de l'UNESCO,  sur une idée originale de Michel Etienne, vice président du comité français du MAB,  à partir des outils de modélisation d'accompagnement développés par le collectif ComMod.
Jeu pédagogique grand public, il porte sur les relations entre nature et société, au travers des différentes représentations d’un arbre.
Le jeu vise à reconstituer les interactions entre des activités humaines, les animaux et les différentes parties d’un arbre. L’idée est de faire émerger une discussion entre les joueurs (qui peuvent être jusqu’à 12), d’analyser à posteriori les discussions qui ont lieu pendant la session de jeu,  et de regarder le plateau une fois complété, selon différents regards (histoire, littérature, sciences). Véritable outil de dialogue et de concertation, il peut servir de support à toute activité ou projet en relation avec l’éducation au développement durable.

Chaque Réserve de biosphère a choisi un arbre emblématique, parfois 2,  et a décliné le plateau de jeu en fonction des usages propres à son territoire : Cévennes (châtaignier), Vallée du Fango (chêne vert), Fontainebleau-Gatinais (chêne sessile), Archipel de Guadeloupe (gommier et poirier-pays), Luberon-Lure (chêne blanc), Mont Ventoux (hêtre), Vosges du Nord-Pfälzerwald (hêtre et pommier). Une Réserve de biosphère non forestière, la Camargue (Delta du Rhône), a adapté le jeu à une espèce emblématique : le roseau. Les 2 versions du plateau de jeu, adulte et enfant, le rendent accessible dès les classes du cycle 3.
Des suggestions d’activités complémentaires autour de l’arbre sont proposées, en partenariat avec Les Petits Débrouillards

Les enseignants, animateurs, et toute personne intéressée sont invités à se rapprocher d’une Réserve de biosphère ou du comité MAB.

Des forêts pour la vie

Dans le cadre de l'année internationale des forêts proclamée par les Nations Unies en 2011, Robert Barbault, Marion Gosselin, Jean-Paul Lescure et Claude Millier, experts scientifiques, étaient réunis autour de Denis Cheyssoux, journaliste, pour répondre aux questions sur la forêt

Ecouter les réponses aux questions : 

  1. >> Qu'est-ce qu'une forêt?
  2. >> Que serait un monde sans forêt?
  3. >> Pourquoi une année internationale de la forêt?
  4. >> Comment sait-on qu'une forêt se dégrade?
  5. >> Combien de feuilles de papier avec un arbre?
  6. >> Que peut-on faire pour économiser le papier?
  7. >> La déforestation en forêt amazonienne
  8. >> Qu'est qui serait réversible?
  9. >> Qu'a-t-on à craindre de la déforestation en France?
  10. >> L'homme peut-il créer des forêts?
  11. >> Peut-on aujourd'hui se développer sans détruire?
  12. >> Réchauffement climatique et forêt tropicale
  13. >> L'exemple de la forêt française
  14. >> Si on laisse la forêt faire ce qu'elle veut?
  15. >> Avec quels arbres fabrique-t-on le plus de meubles?
  16. >> Que peut-on faire pour limiter le trafic du bois?
  17. >> Comment se porte la forêt en France?
  18. >> Que nous apporte la forêt ?
  19. >> Pourquoi faut-il veiller à sa forêt?

 

Les Réserves de biosphère encouragent les acteurs socio-économiques qui prennent des initiatives en faveur de l’environnement et du développement durable, au moyen de dispositifs spécifiques. Ceux-ci permettent de reconnaître des actions concrètes menées par des entreprises, des associations, des citoyens, et de soutenir des projets originaux. Il s'agit de contribuer à la transition écologique de façon positive, en s'appuyant sur les initiatives locales et en établissant des réseaux d'éco-acteurs dans les Réserves de biosphère.

La charte d'engagement des éco-acteurs

La signature d'une Charte d'engagement est proposée à des entreprises ou des associations qui, se reconnaissant dans les valeurs de l’Unesco, souhaitent être acteurs d'un avenir plus durable pour leur Réserve de biosphère. Elles prennent des engagements concrets et mesurables en matière de biodiversité, d’environnement et de développement durable, dans le cadre une démarche de progrès. Elles deviennent alors Eco-acteurs de la Réserve de biosphère. Celle-ci contribue ainsi au développement économique et social du territoire.

Comment constituer un réseau d'éco-acteurs

La démarche qui permet de mettre en place une charte d'engagement et construire un réseau d'éco-acteurs des Réserves de biosphère est détaillée dans l'I-Blio en ligne

 

La Charte d'engagement s’appuie sur les principes de la Stratégie de Séville et sur les enjeux et attentes du territoire. On devient éco-acteur en signant la Charte d’engagement de « sa » Réserve de biosphère. Cela implique d'en partager les principes et de s’engager dans une démarche de progrès. Chaque signataire détermine, dans sa propre activité, des engagements qui correspondent aux marges de progrès à accomplir. Tous types d'activités sont concernés par la Charte d'engagement.                                                             

 

 

 

 

Quels bilans? Quelles attentes?

Les Réserves de biosphère du mont Ventoux, de Camargue (delta du Rhône  et Fontainebleau-Gâtinais sont les trois premières Réserves de biosphère françaises à avoir élaboré une Charte d’engagement, dès 2014. Elles ont été rejointes depuis par les Réserves de biopshère du marais Audomarois et des gorges du Gardon.
Ces chartes sont fondées sur des principes communs à toutes les Réserves de biosphère, et adaptées à leurs propres enjeux. Elles sont destinées à tout acteur socio-économique, association ou entreprise désireux de s’orienter vers un développement plus respectueux de la nature et de l’Homme. En Camargue et au Mont-Ventoux, ces réseaux d’« Ecoacteurs » locaux participent à la transition écologique du territoire. Pour la Réserve de Fontainebleau-Gâtinais, l’initiative appelée « Biosphère Ecotourisme » concerne plus particulièrement les acteurs du tourisme local. Cette démarche répond à une forte demande des acteurs socio-économiques de prendre davantage part à la vie des Réserves de biosphère.

Trois ans après le lancement des premières chartes, Anne-Elise Lenne (2016) est allée à la rencontre des signataires de ces chartes pour recueillir leur expérience et leurs attentes.
Les éco-acteurs de  la Réserve de biosphère du mont Ventoux
Les éco-acteurs de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et Gâtinais

Les chartes d'engagement des Réserves de biosphère

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère du Mont Ventoux

Présentation des éco-acteurs, par Ken Reyna, coordinateur de la Réserve de biosphère du mont Ventoux, Voir la vidéo

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère de Camargue (delta du Rhône)


  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère du marais Audomarois

  • La charte d'engagement de la Réserve de biosphère des gorges du Gardon

  • Biosphère éco-tourisme, Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais

 

Biosphère Ecotourisme, un réseau d’acteurs du tourisme engagés dans des pratiques responsables envers la nature. Conscients de la fragilité des milieux naturels, les signataires de la Charte Biosphère Ecotourisme contribuent à la nécessaire conservation de la nature et au développement humain. Plus d'informations ici

Les éco-acteurs des Réserves de biosphère

Voir tous les éco-acteurs

 

 

 

Les éco-acteurs

 

 

Les trophées des Réserves de biosphère identifient et priment annuellement des initiatives d’acteurs locaux. Ils permettent de promouvoir chaque année des initiatives originales dans le domaine du développement durable, menées par des acteurs des Réserves de biosphère. Ces trophées valorisent leur engagement en faveur d’une gestion durable de la biodiversité et des ressources naturelles, de la lutte contre les changements climatiques et plus généralement du développement durable. Ils contribuent aussi à engager la mise en place d’échanges et de partenariats entre la Réserve de biosphère et ces acteurs pour favoriser leur organisation en réseaux. Les trophées donnent lieu à un évènement médiatique qui permet de donner un éclairage positif et concret sur l'action des Réserves de biosphère.

La vidéo de présentation

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trophées UNESCO
Initiés dès 2012 par la Réserve de biosphère du Luberon Lure, ils ont été suivis  par  plusieurs  Réserves de biosphères du réseau français. Chaque année, depuis  2014, un remise nationale des trophées est accueillie au siège de l'UNESCO, à Paris.

 

 

Les lauréats des trophées des Réserves de biosphères

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Les lauréats

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Les groupes thématiques textes

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Des acteurs très différents cohabitent dans les Réserves de biosphère : collectivités territoriales, administrations, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs économiques et associatifs, habitants… Le comité MAB France met en place ou encourage les dynamiques de dialogue entre ces acteurs, en vue de générer un développement concerté et en respect de l’environnement dans ces territoires.

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Des acteurs très différents cohabitent dans les Réserves de biosphère : collectivités territoriales, administrations, gestionnaires d’espaces naturels, acteurs économiques et associatifs, habitants… Le comité MAB France met en place ou encourage les dynamiques de dialogue entre ces acteurs, en vue de générer un développement concerté et en respect de l’environnement dans ces territoires.

A lire : Le Dialogue dans les Réserves de biosphère

Entre l'Homme et la nature, une démarche pour des relations durables.

L’écologie territoriale est un domaine de recherche qui considère un territoire par ses flux de matière et d’énergie, en fonction des enjeux qui le régissent : géographie physique, sociale, industrielle, logiques de développement… Elle vise à aider les décideurs à réfléchir à une utilisation plus rationnelle et rigoureuse des ressources et de leurs circulations afin de réduire les pertes et les déchets. En appliquant ce domaine de recherche sur les réserves de biosphère, les coordinateurs ont préconisé l’intégration des enjeux environnementaux jusqu’alors peu pris en compte.

CAP-Bioter : L'écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère

A l'initiative du Groupe recherche des Réserves de biosphère, une rencontre entre chercheurs  et coordinateurs a fait émerger une question de recherche portant sur l’évolution des paysages et des enjeux socio-économiques dans les Réserves de biosphère, face au changement des pratiques de récolte de bois liées à l’accroissement de la consommation de bois-énergie, dans le contexte de la transition énergétique. 
Un projet de recherche a été élaboré et retenu dans le cadre de l'appel à projet 2015 du programme REACCTIF 3 de l'Ademe.  
CAP-BIOTER, « Capabilité territoriale, biomasse et transition énergétique : l’écologie territoriale appliquée aux Réserves de biosphère » est un  projet pluridisciplinaire qui associe des chercheurs de différentes disciplines : géographes,  économistes,  sociologues, urbanistes et  écologues. Sur une durée de 3 ans, il ambitionne de se développer sur trois Réserves de biosphère françaises : Fontainebleau et Gâtinais, Luberon-Lure et Cévennes. 
Il est coordonné par le laboratoire de recherche en sciences sociales Pacte de l’université Pierre Mendès France – Grenoble 2, et associe  le LADYSS de l'Université Panthéon-Sorbonne, le laboratoire CEFE (CNRS-DR13 - Montpellier) ainsi que le comité Mab-France, et les 3 Réserves de biosphères partenaires d'expérimentation. 
Lire le résumé

Juliette Cerceau, coordinatrice du projet CAP-Bioter a présenté le projet lors du séminaire international consacré aux "Energies renouvelables et Réserves de biosphère " organisé par la Réserve de biosphère de Bliesgau en Allemagne, du 11 au 13 Septembre 2017.  Lire le compte-rendu

Cap-Bioter en Cévennes

Analyser les transformations du territoire face à la mobilisation accrue de la biomasse.

Les étudiants du master « Man and Biosphere » sont allés à la rencontre des acteurs locaux pour recueillir leurs compréhensions des enjeux liés à la mobilisation accrue de la biomasse dans un contexte de transition énergétique. Les résultats de leur étude ont été partagés avec eux, lors d’un atelier qui s'est tenu le 26 janvier 2018 à la Maison du Parc à Florac.
 

Lire la synthèse 

Une vidéo a également été réalisée pour expliquer l'écologie territoriale. Voir la vidéo

 


 

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Plusieurs conventions de partenariat ont été établies avec différentes associations et organismes pour favoriser des actions communes. Ces actions s’inscrivent dans les engagements du programme MAB pour l’éducation et la formation.

La Fondation pour la Nature et l'Homme

Le comité MAB France encourage les Réserves de biosphère à relayer sur leurs territoires des actions innovantes mises en oeuvre ou soutenues par la fondation :

  • Mon Restau Responsable  est un outil destiné à aider les restaurants collectifs qui souhaitent proposer à leurs convives une cuisine saine, de qualité et respectueuse de l'environnement. Plus d'informations : Mon restau responsable
  • Baromètre du développement durable et solidaire : Cet outil destiné aux communes permet à chacun de visualiser où elles en sont en matière développement durable, au travers d’un diagnostic qu’elles réalisent. Celui ci est incitatif et permet d’appréhender où se situent les marges de progrès.
    Plus d'informations : Baromètre du développement durable
  • Commerce engagé : Le label Commerce Engagé, démarche volontaire et d’intérêt public, vise à favoriser de nouveaux comportements de consommation, plus durables et responsables pour préserver l’environnement, limiter l’augmentation du coût des déchets pour la collectivité, tout en dynamisant l’économie locale.
    Plus d'informations : Commerce engagé
  • Écolo crèche : Le projet répond à une demande grandissante des parents et du personnel de crèche en terme de conseil sur l'environnement.
    Plus d'informations : Ecolo crèche
  • Plateforme du bénévolat nature: La plateforme nationale du bénévolat nature permet aux bénévoles de trouver  des actions près de chez eux, et aux structures à la recherche d’aide de faire connaître leurs projets.
    Plus d'informations : Plateforme du bénévolat nature

Plus d'informations : Fondation pour la Nature et l'Homme

Les écoles associées à l'UNESCO

©UNESCO©UNESCO

 

Les écoles associées de l’UNESCO sont des laboratoires d’innovation pédagogique, intégrés dans le système éducatif et portant des actions éducatives pluridisciplinaires à visée internationale. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 11 500 établissements scolaires dans 182 pays, dont environ 190 établissements en France métropolitaine et outremer.
En savoir plus: ReSEAU
Les Réserves de biosphère, territoires de démonstration du développement durable, font connaitre leurs expériences réussies, mais aussi s’inspirent des expériences intéressantes menées ailleurs.
Les deux réseaux partagent des valeurs communes sous l’égide de l’UNESCO ; les écoles engagées dans des jumelages ou des projets « Réserves de biosphère » sont encouragées à postuler pour devenir « Ecoles associées » et les écoles associées situées dans les Réserves de biosphère (comme celle de Sainte Rose en Guadeloupe par exemple) à se rapprocher des structures de coordination. 

Les Petits débrouillards

 

Créé au Québec dans les années 80, cette association vise à rendre la science attractive : s’amuser avec la science, utiliser les moyens du bord, développer la curiosité intellectuelle. L’approche pédagogique privilégie le contact direct avec le terrain, l’action et la participation du public, la mise en situation de recherche, le questionnement, la remise en cause, le débat.
Une première coopération a été engagée pour la réalisation de l’Arbre à Palabres : des kits de jeux seront réalisés pour les différentes Réserves de biosphère.

A lire: Pédagogie active et enseignement de la biodiversité par la modélisation d'accompagnement.  M. Etienne (2011)

L'aménagement forestier est généralement une décision exclusive du forestier basé sur un diagnostic technique réalisé par un aménagiste. Encourager le dialogue à propos d'un aménagement forestier implique d'élargir cette décision à la majorité des usagers de la forêt, tout en leur faisant comprendre la complexité de cette décision.

Une forêt interactive dans la Réserve de biosphère du Luberon Lure


La forêt interactive est un jeu de rôles basé sur la modélisation informatique des interactions homme-forêt au moyen d'un système muti­agents. Un premier prototype a été développé à partir de la forêt domaniale de Pélicier, dans la Réserve de biosphère Luberon - Lure.

L’objectif du jeu est de faciliter le dialogue entre usagers de la forêt et de faire comprendre les effets des choix de gestion sur la dynamique et la productivité de la forêt.

Les participants jouent le rôle des principaux usagers de la forêt (forestier, éleveur, chasseur, promeneur) et prennent des décisions de gestion qui sont saisies dans la plateforme informatique. Le modèle simule l’évolution des peuplements forestiers et des enjeux associés (écologiques, paysagers, agronomiques ...) et génère des sorties graphiques qui permettent de discuter des objectifs atteints par chacun et de l'éventuel intérêt d'une gestion intégrée.

Actuellement, trois enjeux peuvent être débattus : la biodiversité, la production pastorale et la production de bois. Le modèle se base sur un concept d’aménagement glissant : à partir d'un choix initial d’objectifs à moyens et longs termes, des indicateurs sont mesurés pour évaluer l’avancée des objectifs et un contrôle périodique au bout de 2, 6 et 12 ans permet des réajustements. Un aménagement concerté pourrait par exemple envisager d'accroitre la production de la forêt en bois tout en préservant les chauves  souris, le circaète Jean-le-Blanc, les vieux arbres, ... et en laissant de la place au pâturage et à l’accueil du public.

Nos réflexions sur les services écosystémiques visent à faire émerger une définition, propre aux Réserves de biosphère, des relations d’interdépendance existant entre les humains et la nature. Il s’agit de faire émerger à la fois une conscience de ces interdépendances et les voies d’une meilleure prise en compte des fonctionnalités écosystémiques profitables aux humains, dans les modes de gestion comme dans les choix individuels faits par les citoyens.
Plus d’informations :
Définitions et utiité du concept pour les Réserves de biosphère

Présent dans le cadre du dossier de création ou de renouvellement des Réserves de biosphère, le concept a été exploré à diverses reprises depuis 2012 par le comité MAB-France qui a participé, ou a co-organisé, plusieurs ateliers ou workshops internationaux.

SecoCo : Services écosystémiques et action collective

Dans le cadre du métaprogramme Ecoserv de l'INRA, le projet de type "exploratoire" intitulé: "Le concept de services écosystémiques : frein ou moteur pour l'action collective? " associe des chercheurs de l'INRA (Dynafor), du CNRS (CEFE), du Cirad (Green), de l'Université autonome de Barcelone et de l'Université de Toulouse , avec les Réserves de biosphère des Cévennes, en France, et de Monceny en Catalogne.
L'objectif de ce projet est d'explorer la pertinence théorique et opérationnelle du concept de service écosystémique pour penser l'action collective à l'échelle des territoires.
 

Lire le résumé

 

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L'élevage est à l'origine d'une grande diversité de races domestiques et de produits typiques, et a une grande capacité d'entretien de vastes surfaces d'espaces naturels. Il peut ainsi participer au maintien de prairies humides, de pelouses sèches ou de prairies d'altitude. Il peut aussi être efficace dans la prévention des incendies de forêt. Le MAB France encourage donc le développement d'activités d'élevage basées sur la conservation de races locales, sur l'élaboration de produits issus d'un savoir-faire spécifique, et sur des pratiques favorables à l'amélioration de l'environnement. 

Les mesures agri-environnementales en Luberon Lure

Lors de son examen périodique en 2008, la Réserve de biosphère de Luberon-Lure a réaffirmé sa volonté de participer à la mise en place du réseau Natura 2000, afin de mieux protéger et gérer la biodiversité. Elle est à la fois opérateur et animateur de 9 sites qui couvrent une superficie d’environ 54 000 ha. Les principales actions concernent le maintien par le pastoralisme (8 contrats sur plus de 770 ha) ou la restauration des milieux ouverts et semi-ouverts (7 contrats pour 48 ha de pelouse créés).
Le cahier des charges de ces travaux prend en compte les exigences écologiques de ces milieux sensibles : calendrier des travaux en dehors des périodes de reproduction et de floraison, sélection des espèces débroussaillées, utilisation de méthodes ne perturbant pas le sol, comme les exigences liées à l’utilisation pastorale : espaces suffisamment larges pour le retournement du troupeau, sentiers sans goulot d’étranglement. Plusieurs types de travaux sont ainsi combinés : débroussaillement en plein, pour ouvrir ou rouvrir des sentiers en vue de faciliter la circulation des troupeaux ; débroussaillement « alvéolaire », pour conserver pour des éléments paysagers forts et des refuges pour la faune ; brûlage dirigé pour limiter les rejets de chêne et de buis.
Sur les parcelles dites agricoles, des mesures similaires ont été mise en place pour conserver certains types de prairies et des linéaires boisés, ou pour réduire l'utilisation de produits phytosanitaires.

L'élevage ovin et le maintien des milieux ouverts en Cévennes

Sur le Causse Méjan, dans la Réserve de biosphère des Cévennes, de profonds changements dans l'utilisation des terres au cours des 30 dernières années ont mis en péril les principaux enjeux de biodiversité. Les reboisements de pin noir implantés dans les années 1970 grâce à l'aide du Fonds Forestier National, l'intensification des cultures dans les dolines et les contraintes imposées à l'élevage ovin laitier par la Société Roquefort ont fortement réduit la pression pastorale sur les parcours.
Depuis les années 2000, les pins sont devenus fertiles et colonisent spontanément ces parcours et mettent en danger l'Œdicnème criard ou l'Adonis printanier. L'utilisation du broyeur de cailloux pour remettre en culture des espaces laissés à l'abandon a détruit des zones à Sedum, habitat indispensable au bon développement des chenilles du papillon Apollon et a mit un terme à l'apport régulier de pierre sur les clapas, ces tas de cailloux où les chouettes chevêches ont choisi de nicher faute de vieux arbres à portée d'aile.
Une démarche de recherche participative a été mise en place depuis 2000, à l'initiative d'un membre du comité MAB France, pour faciliter la concertation entre les différentes parties prenantes (éleveurs, forestiers, naturalistes) et définir une stratégie commune permettant de concilier activités économiques et conservation de la biodiversité. La démarche a suscité une prise de conscience de l'ensemble des acteurs qui se sont mobilisés collectivement pour mettre en place un Plan Local d'Aménagement Concerté, et mettre en œuvre des actions concrètes permettant de limiter les zones en cours d'enrésinement et de réduire les surfaces défrichées ; 38 contrats ont été signés entre le Parc national et les éleveurs.

La gestion écologique des friches dans les Vosges du Nord

Les fonds de vallée des Vosges du Nord ont pendant longtemps été le seul espace non forestier grâce à la fauche régulière des prairies humides pour approvisionner en foin des vaches maintenues en étable. L'abandon de cette activité a laissé la place à la friche et à l'envahissement par les arbres de rivière.
Face au refus de la population de voir leur paysage "se fermer" ou "se salir", la Réserve de biosphère a proposé de remplacer la fauche par du pâturage. Elle a mis en place une réflexion collective pour trouver un mode de gestion extensif, une technique respectueuse de l’environnement tout en garantissant une certaine viabilité économique. Une race bovine rustique résistant aux conditions climatiques, valorisant les milieux humides et capable de se reproduire a été choisie : la vache écossaise ou highland cattle.
Chaque fois qu'une commune se porte volontaire, un projet d'installation d'un parc pâturé est monté entre la collectivité locale qui gère la maîtrise du foncier, l’aménagement du site, la surveillance et le nourrissage éventuel des animaux, alors que la Réserve de biosphère coordonne l’opération, met à disposition les animaux, prend en charge la gestion du troupeau, valorise la viande produite et communique sur la gestion écologique des friches.
En 2005, 16 sites étaient mis en place dans 9 communes sur environ 110 ha de fonds de vallée avec un troupeau de vaches oscillant entre 120 et 150 animaux.

Moutons, tourisme et oiseaux à Ouessant

Entièrement exploitée par l’homme jusqu’au début du 20ème siècle, l'île d'Ouessant a perdu les 2/3 de sa population en un siècle. Cette chute a entraîné une forte déprise agricole conduisant à la disparition des terres cultivées. L'activité traditionnelle d’élevage du mouton s'est maintenue sous une forme alternant la conduite au piquet pendant la saison touristique et, le reste de l'année, le libre pâturage sur les terrains communautaires dits de vaine pâture.
Ces modifications ont engendré une dynamique d'enfrichement qui se traduit par la colonisation de l'île par des formations de ronciers, de fougères, de fourrés ou de landes. Combinée au fort développement des activités touristiques, cette dynamique a entrainé un accroissement de l’utilisation des zones en bordure de falaise (circuits pédestres, parcours cyclistes, récolte de mottes) et la concentration de la pression de pâturage à proximité des lieux d’habitation. La principale conséquence a été la dégradation de la végétation littorale et le dérangement de certains oiseaux nicheurs d’intérêt patrimonial tel que le Crave à bec rouge.
Une démarche de recherche participative a été mise en place, à l'initiative d'un membre du comité MAB France, pour faciliter la concertation entre des chercheurs de différentes disciplines (écologie, économie, ethnologie, géographie, ornithologie, zootechnie) et évaluer différents scénarios permettant de concilier activités économiques et conservation de la biodiversité.

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Montagne de Lure : brebis et vipère ou sapin et gélinotte

Les profondes modifications d'usage qu'a connu la montagne de Lure au cours du siècle dernier, ont favorisé le développement des touffes de genévrier puis le retour du sapin dont les semis profitent de ce nouvel abri. Les gestionnaires de cette partie de la Réserve de biosphère de Luberon-Lure se trouvent maintenant confrontés à un choix cornélien : quelle biodiversité faut-il favoriser ? En lien avec quelle activité agricole ?
Le renforcement de l'élevage via des mesures agri-environnementales permettrait de maintenir la mosaïque de pelouses et de genévrier favorable au maintien de la vipère d'Orsini et assurant une activité économique permanente sur cette moyenne montagne. La réduction des activités pastorales voire le renforcement des activités sylvicoles permettraientt d'accroître substantiellement l'étendue de la sapinière et de retrouver la forêt d'antan et ses gélinottes.
Une démarche de recherche participative a été mise en place, à l'initiative d'un membre du comité MAB France, pour faciliter la concertation entre des chercheurs  (écologie, éthologie, géographie, génétique, herpétologie, ornithologie, sylviculture, zootechnie) et des gestionnaires. La modélisation des interactions entre activités pastorales et forestières et enjeux de biodiversité a démontré l'impossibilité de conserver l'ensemble de la biodiversité. Différents scénarios de gestion ont alors été simulés pour comparer les aménagements favorables à l'élevage, avec ceux favorables à la forêt.

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Le groupe Forêt est l’un des groupes de travail mis en place par le MAB France afin d’échanger des informations et de développer des projets communs. Il réunit chaque année les coordinateurs et les gestionnaires forestiers, publics et privés, des six Réserves de biosphère métropolitaines qui présentent des forêts : Cévennes, Fango, Luberon-Lure, Mont Ventoux, Fontainebleau et Gâtinais, Vosges du Nord.
Son objectif est de faciliter la communication et d'assurer la concertation nécessaire sur les actions de chaque partenaire, de programmer les actions à entreprendre, et de suivre les résultats des actions entreprises, afin de parvenir à une gestion optimale des territoires forestiers.
Il vise également à favoriser la mise en œuvre effective de la convention liant le comité MAB France à la direction générale de l’ONF. Les Réserves de biosphère forestières ont par ailleurs signé une convention avec l’ONF à l’échelle de leur territoire.

Action concertée avec l’Office National des Forêts (ONF)

Une convention entre le MAB France et l’ONF  précise leur volonté de collaboration en faveur de la connaissance et du suivi de la biodiversité, de la gestion concertée des milieux et du développement durable, intégrant la valorisation des ressources naturelles locales, la participation et la sensibilisation des habitants.
Elle prévoit :

  • des recherches, études et actions de conservation de la biodiversité, dans ses composantes naturelles, historiques et culturelles, et la transmission des résultats au plus grand nombre,
  • des recherches, études et actions relatives au suivi continu de la biodiversité, et la mise en place d’observatoires,
  • l’évaluation économique des fonctions « non marchandes » correspondant aux services environnementaux et sociaux rendus par les forêts,
  • la mobilisation des produits ligneux de la forêt, contribuant à fournir à l’économie locale une matière première et une énergie à empreinte écologique moindre que les autres sources d’énergie,
  • des recherches et expérimentations visant à améliorer la gouvernance en matière de gestion forestière, et la vulgarisation les concernant,
  • des actions de formation, d’éducation en milieu scolaire et de sensibilisation du public, de communication et de diffusion de l’information.
  •  

Cette convention nationale incite à la signature de conventions cadres locales ou de conventions particulières, concernant le territoire des réserves de biosphère.

 

L’éducation en vue d’un développement durable est l’un des enjeux essentiels de notre temps. Le comité français du MAB et les Réserves de biosphère développent des programmes et des partenariats pour transmettre des concepts et des pratiques au travers d’expériences concrètes qui s’adressent à différents publics, notamment scolaires et universitaires.

La gestion des forêts ne doit pas se contenter d'assurer une production soutenue de bois, elle doit aussi éviter de dégrader la biodiversité, voire favoriser le maintien de certains habitats particuliers. Elle doit enfin permettre de conserver un pool génétique suffisamment diversifié et les variétés d'arbres les mieux adaptées aux caractéristiques socio-écologiques de la Réserve de biosphère. Le MAB France encourage les actions visant à trouver des modalités originales de gestion des forêts.

Les trames de vieux bois

Des chercheurs, gestionnaires de Réserves de biosphère et des forestiers encouragent la création de réseaux de parcelles forestières que l'on laisse évoluer librement. Les forêts gérées présentent en effet peu d’arbres âgés et de bois mort, dont la biodiversité est particulière (champignons, bactéries, insectes). Les politiques en faveur de la biodiversité exigent le maintien de ces stades matures, nécessitant de laisser une partie de la forêt sans intervention.
Réserves biologiques intégrales, îlots de vieillissement et îlots de sénescence sont des parcelles sur lesquelles les travaux sont interrompus ou interviennent plus tardivement que dans des parcelles gérées. Elles sont généralement de petite taille. Aussi, il est fondamental de réfléchir à leur disposition en réseau, à l’existence de trames de vieux bois.
L’ONF a donné des instructions pour l’établissement d’îlots de sénescence en forêt publique. Toutes les Réserves de biosphère forestières ont établi des réserves biologiques intégrales ou mis en place des réseaux d’îlots de sénescence. Le plus abouti est certainement celui des Cévennes, qui couvre environ 10 % du cœur de la Réserve de biosphère et qui a été établi dans le cadre d’un partenariat ONF / Parc National dans tous les types de forêts.
De nombreuses questions demeurent  notamment pour mesurer leur « efficacité » en terme de conservation de la biodiversité. Les recherches et leur suivi scientifique sur le long terme doivent donc être renforcées.

Périmètres de quiétude pour les rapaces

Les rapaces sont particulièrement sensibles aux perturbations pendant la période de reproduction. Sa réussite et, en conséquence, le devenir des populations reposent donc en grande partie sur la quiétude autour de l'aire. Dans les Cévennes, les sites de nidification de 7 espèces sont repérés systématiquement en vue de la mise en place de périmètres de quiétude : Aigle royal, Circaète Jean-le-blanc, Faucon pèlerin, Hibou grand-duc, Vautours fauve, moine et percnoptère.
Le repérage a lieu entre hiver et printemps, à la faveur des comportements liés à la formation de couples (vols de parades), à la défense du territoire ou au rechargement des aires (transport de matériaux). Les sites déjà connus sont suivis pour confirmer, année après année, leur fréquentation par le couple et le déroulement de la reproduction.
Une fois un site identifié et son occupation par un couple reproducteur confirmée, la délimitation du périmètre de quiétude se fait de façon concertée entre le Parc / Réserve de biosphère et les propriétaires et gestionnaires forestiers. Ceux ci s'engagent à adapter la période de réalisation des divers travaux afin de ne pas perturber la reproduction.
Une base de données comprend l'historique de la reproduction des couples, de la localisation des périmètres de quiétude et des démarches réalisées entre les gestionnaires et le parc réserve de biosphère.
Ces mesures pourraient être étendues à deux autres espèces : Chouette de Tengmalm, Autour des palombes...

Les programmes de sciences participatives sont adaptés aux Réserves de biosphère, où l’interface entre recherche et connaissance du territoire, ainsi que l’implication des habitants, favorisent une gestion durable. Ces programmes permettent à la population de participer au suivi continu de leur environnement, et aux scientifiques de relever puis d’analyser un très grand nombre de données utiles à la gestion et à l’aménagement de la Réserve de biosphère.
Impliquer ces non spécialistes nécessite de combiner rigueur scientifique et approche pédagogique, en élaborant des protocoles de prise de données rigoureux mais simples. Pour motiver les personnes, il est primordial de faire le lien avec la gestion du territoire, et de mettre en place une restitution rapide des résultats de la participation.
Souhaitant promouvoir des programmes nationaux de sciences participatives, le MAB France a signé des conventions avec plusieurs d'entre eux. Il encourage également les Réserves de biosphère françaises à développer sur leur territoire leurs propres programmes de sciences participatives.

Co'MAB

L’association Co’MAB rassemble les étudiants actuels et diplômés du Master MAB et toutes les personnes intéressées de près ou de loin par ses activités.

Ses projets  

  • Promouvoir le master Man and Biosphere (MAB) de l’Université de Toulouse, ainsi que les valeurs portées par le programme sur l’Homme et la Biosphère de l’UNESCO
  • Faciliter l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants anciens et actuels du Master MAB.
  • Encourager les retours d’expérience et partages de bonnes pratiques au sein de la communauté.
  • Représenter le Master MAB au cours d'événements et de conférences, donner plus de visibilité à la formation.
  • Mettre en place des projets de coopération et nouer des partenariats avec d’autres associations ou organisations de jeunes impliqués dans le programme MAB.
  • Mettre en place des parrainages entre promotions, afin d’accueillir au mieux les nouveaux étudiants du Master

 

En savoir plus

Vous pouvez retrouver toutes les informations utiles concernant l'association sur son site internet
https://comab.wordpress.com/
et suivre ses actualités sur Facebook

Le suivi scientifique à long terme des territoires, de leur biodiversité, des activités humaines, est une des missions fondamentales des Réserves de biosphère. Dans un monde en changement, les observatoires offrent des données standardisées permettant d’évaluer les dynamiques à l’œuvre. Ils permettent de pérenniser et de diffuser des informations globales ou thématiques. Ces données, utiles aux chercheurs, le sont aussi aux gestionnaires et décideurs. Leur accessibilité est donc primordiale.

L'Observatoire Hommes Milieux "Pays de Bitch"

L’OHM du Pays de Bitche va suivre les effets d’importantes restructurations militaires de cette région des Vosges du Nord où la présence de l’armée impliquait environ 2 500 personnes  (850 enfants scolarisés, environ 30 % du chiffre d’affaires des commerçants et artisans de la ville). OHMSouvent envisagés sous l’angle de leur poids socioéconomique, les effets vont être évalués à hauteur de leur impact sur les écosystèmes. La chaîne de déprises s’accompagne d’un recul de l’anthropisation qui semble favorable à une recolonisation végétale et faunistique :  dynamiques naturelles de reconquête des prairies et des champs, recolonisation forestière, ensablement des rivières, développement de friches marécageuses, de plantes invasives, augmentation des tiques, surdensité d’ongulés et retour des grands prédateurs (loup et lynx). Aux yeux d’une grande partie de la population, la nature devient excessivement présente et potentiellement hostile. Les évolutions doivent d’autant plus être interrogées que l’aménagement du territoire a toujours reposé sur l’exploitation et la maîtrise des ressources naturelles (par les industriels et les petits ouvriers- paysans) ainsi que sur le contrôle des espaces (par les militaires).
En savoir plus : OHM Pays de Bitch

Le Mont-Ventoux et le Luberon rejoignent le réseau Alpages Sentinelles

Faire face ensemble au défi du changement climatique, tel est le pari relevé par les éleveurs, les bergers, les gestionnaires des espaces naturels et les pastoralistes des Réserves de biosphère du Mont-Ventoux et de Luberon-Lure
Les deux Réserves de biosphère ont ainsi intégré le programme Alpages Sentinelles qui vise à étudier différents paramètres physiques, naturels et humains, pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques et des changements de pratiques pastorales sur les parcours des massifs alpins.
Le dispositif comprend notamment le suivi de l’évolution du climat depuis 50 ans à partir de la reconstitution des données météo, l’évaluation de l’état de conservation des pelouses grâce à des relevés phytosociologiques conduits tous les 5 ans sur un réseau de placettes, ou encore des tournées de fin de pâturage avec les éleveurs pour croiser les regards.
En valorisant les dispositifs de suivi implantés de longue date, le programme Alpages Sentinelles constitue un observatoire privilégié pour inventer une gouvernance partagée face au changement climatique.
Initié dans les Ecrins, ce réseau s’est constitué au fil des ans à l’échelle du massif alpin français pour se composer aujourd’hui de 31 alpages et de 37 exploitations utilisatrices réparties sur les principaux espaces protégés des Alpes (Vanoise, Queyras, Vercors, Chartreuse,…). 
Lire: Dobremez Laurent, M. Della-Vedova & J.-P. Legeard (2013):  Les alpages sentinelles, Espaces Naturels N°41.

Plus d’informations :
Les alpages sentinelles

Mise en place d’un réseau de placettes pour le suivi de la forêt des Vosges du Nord

Dans la nouvelle charte du Parc naturel régional des Vosges du Nord, l’orientation stratégique « passer par l’économie pour une forêt plus naturelle » doit mener à développer des actions en faveur d’une économie locale fondée sur les gros bois (GB) des essences autochtones (hêtre, pin, chêne). Il est donc fondamental de pouvoir connaître cette ressource en GB (>50 cm de diamètre) par essence à l’échelle des 80 000 ha de forêts du Parc et d’en suivre l’évolution dans le temps, notamment pour le lancement d’une charte forestière de territoire. La mise en place d'un réseau de placettes servira à l’évaluation de la partie forêt de la charte, notamment en ce qui concerne les divers critères de naturalité des forêts : composition en essence, âge des arbres, structure et bois mort. 
Ce réseau permettra de relever, sur chaque placette, les aspects dendrométrique et économique pour chaque essence ainsi que  des paramètres biologiques (bois mort au sol et sur pied). Un réseau de 400 placettes sur  80 000 ha de forêt sera mis en place, avec  un état zéro et un pas de temps entre deux passages de 10 à 12 ans.
Comment mettre en place ce réseau?
En faisant appel à un prestataire : le déplacement entre deux placettes représente 60 à 70 % du coût d’installation d’une placette avec pose d’un repère au sol et prise de données pour l’état zéro. Il nécessite l’autorisation des propriétaires des forêts où les placettes seront installées.
La mise en place d'un nombre suffisant de placettes avec un système d’échantillonnage permettant de suivre avec précision le stock de gros bois des 3 principales essences et son évolution;  d’améliorer la connaissance de l’évolution des peuplements en particulier économique et  de connaître la quantité et le type de bois mort au sol et sur pied
Le protocole de prise de mesure sur les placettes fait l’objet d’un cahier des charges technique très précis .
Contact: Jean-Claude Genot 

L'observatoire de la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfälzerwald

Les Systèmes d‘Information Géographique (SIG) ont amené une véritable révolution dans l’utilisation des données cartographiques. La Réserve de biosphère transfrontière s’est dotée très tôt de cet outil interactif d’aide à la décision, pour l’aménagement du territoire, la gestion et la protection de la nature, du patrimoine culturel, la valorisation touristique et l’analyse socio-démographique. 
En premier lieu destiné à servir les intérêts des deux Parcs Naturels qui la constituent, les deux SIG sont interopérables et communiquent parfaitement : cartographie des zonages de la Réserve de biosphère, statistiques spatiales diverses, outils de diffusion numérique à l’attention du grand public ou des professionnels, exploitation des trésors légués par la cartographie comme les cartes prussiennes de 1890.
Un bel outil d’analyse des évolutions du territoire, fort utile pour sa prospective ! La précision des données varie du 1000ème au 25 000ème.
La coopération franco-allemande entre les deux SIG  a non seulement élargi le spectre des utilisations, mais aussi renforcé leurs moyens, des financements européens venant récompenser cette initiative.


Voir la cartographie interactive

 

Depuis  l’adoption de la stratégie de Séville en 1995, le programme sur l'Homme et la Biosphère de l'UNESCO a clairement défini sa mission : combiner, sur des territoires exemplaires (les Réserves de biosphère), le développement économique et social, la conservation de la biodiversité, l'éducation à l'environnement et la promotion de la recherche scientifique, tout en encourageant la participation des habitants. C'est donc naturellement que les Réserves de biosphère s'engagent dans le plan d'action de Lima (2016) à mettre en oeuvre les Objectifs de Dveloppement Durable.
 

Conserver la biodiversité dans les Réserves de biosphère


De nombreuses actions sont menées dans les Réserves de biosphère en faveur de la biodiversité. Elles relèvent de la gestion, du suivi scientifique, de l'observation, participative ou non, de la sensibilisation, de l'éducation...  Le travail en lien avec les acteurs des territoires est le plus souvent privilégié.

A lire: Biodiversité et acteurs: des itinéraires de concertation

Les atlas de la biodiversité communale

 

L'observation et le suivi des mélipones en Guadeloupe

L’abeille mélipone (Melipona variegatipes), ou « ti poban » en Guadeloupe, a été décrite pour la première fois en 1893. Depuis, elle a brillé par sa discrétion puisque plus aucune description ni publication la concernant n’a été rapportée jusqu’en 2010.
C’est la date à laquelle François Murgey, entomologiste, a constaté qu’aucune étude sur les abeilles sauvages des Antilles n’avait jamais été réalisée. 
Lire la suite

Plus d'informations sur https://www.facebook.com/francoismeurgey/

Comprendre et analyser l’hydrogéologie et la géochimie des ressources en eau dans la vallée du Fango

Pour appréhender la dynamique des pluies, en particulier les épisodes extrêmes et les crues, l’équipe GEM-Hydrogéologie (UMR CNRS SPE 6134) de l’Université de Corse mène une étude sur la caractérisation de la signature isotopique des pluies insulaires. La Réserve de biosphère du Fango collabore activement à ce travail, le site de Piriu étant intégré à un réseau de 10 stations réparties sur toute la Corse. Les pluies sont totalisées, récoltées à la fin de chaque mois puis analysées au laboratoire de Corte. Ce suivi est mené depuis plus de 4 ans. 

Pour en savoir plus: le programme de recherche

Comprendre les effets du changement climatique 

 La recherche pour atténuer et anticiper les conséquences du changement climatique 

 

Le projet RESSAC 

(Représentations sociales, Sensibilisation et Adaptation au Changement climatique) dans la Réserve de biosphère îles et mer d’Iroise

Le Parc Naturel Régional d’Armorique est engagé dans un Plan Climat Energie Territorial depuis 2013. Dans ce cadre, il accompagne les acteurs de la Réserve de Biosphère des îles et mer d’Iroise afin d’anticiper les effets du changement climatique. Le diagnostic climat-énergie a mis en évidence que le territoire serait notamment concerné par une hausse des risques littoraux (érosions et submersions marines associées à une hausse du niveau de la mer). Afin d’encourager les acteurs locaux à prendre en compte ces effets, le projet de recherche-action RESSAC (Représentations Sociales, Sensibilisation et Adaptation au Changement climatique) est mis en œuvre pour une durée de 18 mois. Les sciences sociales (psychologie environnementale, géographie et sociologie) sont mobilisées pour identifier les freins et leviers à prendre en compte pour la réalisation d’actions de réduction de la vulnérabilité adaptées aux spécificités territoriales.

Plus d'informations: Projet RESSAC

Une expositions itinérante
" Trame(s) , paysages d'habitants"
à Fontainebleau

La Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais propose l'exposition itinérante "trame(s), paysages d'habitants révélés par Photovoice". Cette exposition se base sur les résultats d'une étude ethnologique des perceptions des paysages et de la biodiversité sur la Réserve de biosphère, menée par Anne Sourdril, chargée de recherche au CNRS.
Elle s'insère dans le cadre d’une réflexion plus globale sur la place des acteurs locaux dans les programmes de conservation de la biodiversité et d’aménagement du territoire.  À l’heure où toute nature, qu’elle soit sauvage, transformée ou morcelée, porte l’espoir d’une sauvegarde de la diversité du vivant, la prise en compte de ces perceptions locales prend tout son sens.

Anne Sourdril a utilisé une méthode appelée « PhotoVoice » : 45 citoyens ont reçu un appareil photographique jetable et ont photographié ce qui, selon eux, était signifiant dans leur paysage. Elle les a ensuite rencontrés, photos en main, pour entendre l’histoire de chaque photographie.L
L’exposition met en lumière les savoirs et les sensibilités des habitants, agriculteurs, aménageurs ou simples citoyens face aux mutations de leur paysage. Elle révèle la forte implication de chacun, notamment des agriculteurs, dans les paysages tels qu’on les voit aujourd’hui. Elle témoigne enfin de leur volonté d’être associés à la planification qui pourrait modifier ces paysages, au gré des priorités nouvelles qui émergent à l’échelle locale comme à l’échelle globale. Elle est destinée à un large public local comme aux gestionnaires du territoire et aux décideurs.

Lire: Quand la nature est patrimoine

Cette initiative est en pleine cohérence avec les objectifs du programme l’Homme et la biosphère de l’UNESCO : accroître la compatibilité des activités humaines et des richesses naturelles par la recherche et l’éducation, tout en associant les populations et en valorisant leurs savoirs.
L'exposition est disponible sur simple demande à la Réserve de biosphère. N'hésitez pas ! 
- Pour des informations sur l'exposition ou pour l'emprunter, contactez la Réserve de biosphère - Tél. 01.60.70.35.84 ou  Lire le dossier

Les Réserves de biosphère transfrontières ont été établies pour reconnaître et renforcer une gestion coordonnée de socio écosystèmes partagés par des frontières : ruptures politiques, organisationnelles, linguistiques, culturelles, obstacles à la gestion d’écosystèmes partagés et au développement des populations. Elles favorisent une gestion coordonnée de ces écosystèmes, souvent également le lieu d’une histoire et d’une culture commune. 

Une Réserve de biosphère transfrontière est avant tout une coopération entre Réserves de biosphère établies. L’Unesco la désigne formellement Réserve de biosphère transfrontière si certaines conditions sont remplies : un accord politique entre les états concernés, un zonage commun qui favorise la spatialisation des enjeux de conservation et de développement, l’identification des partenaires locaux et nationaux et l’établissement d’un mécanisme de gouvernance.
Un atout de la Réserve de biosphère transfrontière est qu’elle constitue un cadre de travail souple et adaptatif.

Les recommandations de Pampelune sur les Réserves transfrontières ici

La France compte deux Réserves de biosphère transfrontières : Vosges du Nord - Pfälzerwald  avec l'Allemagne, Mont Viso avec l'Italie. Elles sont au nombre de 20 dans le monde en 2018.

Réunion internationale RBT

Un atelier a été organisé par les comités nationaux MAB français et allemand pour :

  • promouvoir et encourager la création, la gestion et la reconnaissance des Réserves de biosphère transfrontières,
  • renforcer les Réserves de biosphère existantes
  • aider celles en  projet en définissant les moyens de conforter la gouvernance, les mécanismes institutionnels et les budgets

Lire les actes en cliquant sur l'image

Du 2 au 5 juin 2015, il a réuni 58 participants venus de 13 pays à Goersdorf, dans la Réserve de biosphère transfrontière des Vosges du Nord-Pfälzerwald.
 

 

L'ensemble des parties prenantes du MAB se réunit lors de congrès mondiaux : Minsk 1983, Séville 1995, Madrid 2008, Lima 2016. Chaque congrès produit une stratégie et / ou un plan d'action, feuille de route pour le réseau mondial. 

Conseil international de Coordination du MAB

Le Conseil international de Coordination du MAB est l'organe principal de gouvernance du MAB, il comprend 34 Etats-membres. La France en fait actuellement partie. Il se réunit tous les ans, approuve les nouvelles Réserves de biosphère, les examens périodiques et prend les décisions relatives au programme. 

EUROMAB

La France s'implique dans le réseau régional Euromab. Il regroupe 292 Réserves de biosphère et les comités MAB de la région « Europe et Amérique du Nord », soit 37 états.

Il favorise les échanges lors de conférences tous les 2 ans. Lieu d’inspiration et d’intense émulation pour les gestionnaires, chercheurs, élus ou administratifs qui y participent, le travail en ateliers encourage les actions collaboratives sur des thèmes variés : comment valoriser les acteurs locaux engagés dans des démarches durables, gouvernance participative, adaptation et attenuation des changements climatiques, connexion des humaines à la nature et bien être, renforcement des coopérations scientifiques et universitaires, gestion des sites urbains… Les pays se portent successivement candidats à l’organisation de ces rencontres.

En 2017, la France a accueilli EuroMAB dans la Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne. A cette occasion, elle a proposé la mise en place de coopérations sur les rivières.
En savoir plus: Euromab 2017

Euromab 2019 aura lieu en Irlande dans la Réserve de biosphère de la Baie de Dublin.

Le MAB France est partenaire d'un projet Erasmus+ porté par l'Université autonome de Barcelone, de 2018 à 2020. Il concerne le renforcement des capacités pour l'éducation et la recherche finalisée dans les Réserves de biosphère méditerranéennes.

Il vise à établir des connexions entre Etablissements d'enseignement supérieur et Réserves de biosphère de 4 pays méditerranéens (Liban, Maroc, Espagne, France), à renforcer le partage des connaissances entre ces institutions de nature différente. L'objectif principal est la mise en place d'un " circuit de la connaissance " entre et au sein de ces différentes organisations, dans les différents pays, renforçant en fin de compte les relations entre les établissements d'enseignement supérieur et l'ensemble des acteurs socio-économiques.

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